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Football

Football : PSG-OL, le match des coachs

08/10/2018
Credit : JOHN SPENCER/SIPA/1810081409
Le sommet de la Ligue 1 a tenu toutes ses promesses dimanche au Parc des Princes. Et donné lieu à un vrai duel de coachs. En effet, la victoire 5 à 0 du PSG ne reflète pas l’ensemble de la partie.

L’organisation

Bruno Génésio, coach de l’Olympique Lyonnais, avait choisi le même dispositif que celui qui avait permis à son équipe de s’imposer à Manchester City, à savoir un schéma en 4-4-1-1. En charnière centrale Jérémy Morel a été préféré à Marcelo pour sa vitesse.
Thomas Tuchel, coach du Paris Saint-Germain a lui débuté la rencontre en 4-2-3-1, son organisation habituelle du moment. Mais parmi les trois milieux de terrain qu’il a choisi d’aligner, seul Marco Verratti est véritablement formé à ce poste. En effet, Ángel Di María évolue habituellement au poste d’attaquant et Marquinhos de défenseur central.

Le sens de l’adaptation

Le travail d’un entraîneur se fait essentiellement dans la semaine avant la rencontre, au quotidien à l’entraînement et dans la préparation tactique du match. Mais le scénario de certaines rencontres amène parfois le coach à devoir peser directement dans le match. Cela a été le cas pour les deux entraîneurs durant ce PSG-OL. Bruno Génésio a dû modifier son équipe en raison des blessures subies par ses joueurs. Il a dû remplacer Nabil Fékir, blessé très tôt dans la rencontre, par Maxwell Cornet et en conséquence l’équipe est repassée plutôt en 4-3-3. Ensuite, Raphael, blessé à l’épaule, est sorti et le coach lyonnais a fait rentrer Léo Dubois.
En revanche, on peut se demander pourquoi Bruno Génésio a laissé son équipe en 4-2-3 après l’expulsion de Lucas Tousart, ce qui a laissé sa défense démunie. Il est vrai qu’il ne lui restait qu’un remplacement à effectuer. En conférence de presse, il a fustigé ses joueurs qui auraient dû selon lui arrêter d’attaquer autant et se regrouper plus bas en bloc.
De son côté, Thomas Tuchel a dû s’adapter au carton rouge de Presnel Kimpembe. Il a ainsi fait sortir son attaquant Edinson Cavani pour faire rentrer derrière le jeune Allemand Thilo Kehrer. Son équipe était en effet alors malmenée. Il a donc pris l’option de jouer le contre et il était ainsi logique qu’il choisisse de sortir Cavani et de garder Neymar, Kylian Mbappé et Ángel Di María. Le match lui a donné raison.

Le jeu

Bruno Génésio est sorti vainqueur de la première mi-temps tant Lyon a dominé le PSG, certainement comme jamais cette saison. La préparation du match a donc été très bonne de la part de Bruno Génésio, comme l’a montré l’état d’esprit de ses joueurs, plus incisifs que leurs adversaires.
Le manque de milieux de terrain de métier s’est ressenti dans le jeu du PSG qui a été assez vite coupé en deux en première mi-temps. Ce qui a amené le club parisien à ne disposer que de 37 % de possession de la balle en première mi-temps. Les circonstances du match ont ensuite fait que le PSG s’est sorti de cette situation mais nul doute que le manque de joueurs en milieu de terrain va à terme poser problème au PSG. En revanche, le repositionnement de Neymar en numéro 10 près de Kylian Mbappé est vraiment la réussite du coach allemand.

L’attitude

L’expulsion de Lucas Tousart était une vraie faute de sa part dans la mesure où il avait déjà un carton jaune et son intervention sur Kylian Mbappé était donc inconséquente. Souvent dans ce genre de situation, le coach montre sa colère à l’égard de son joueur soit par un regard désapprobateur soit en l’ignorant. Or là, Bruno Génésio est venu réconforter son joueur. Il lui a montré sa solidarité. C’est pourtant ce fait de jeu qui va changer la nature de la rencontre. À 10 contre 10, avec davantage d’espaces, la technique et la vitesse des individualités parisiennes ont largement fait la différence. Contrairement à l’usage, Thomas Tuchel n’est pas rentré aux vestiaires à la fin du match : il est allé célébrer la victoire avec ses joueurs sur le terrain.

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