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Rugby

Rugby : France-Angleterre, les bons choix de l’entraîneur Jacques Brunel

12/03/2018
AP Photo/Christophe Ena)/XAG109/18069596500077/1803101737
Alors que le XV de France est en souffrance depuis des mois, voire des années, il est parvenu à battre l’équipe d’Angleterre samedi au Stade de France. Un résultat dans lequel les choix du coach ont pesé.

Un management participatif

Alors que Guy Novès pratiquait un management vertical dans lequel il imposait ses choix et entendait que les joueurs se plient à son exigence, le nouvel entraîneur Jacques Brunel procède différemment. Dès sa prise de fonction, il a impliqué les joueurs dans son management. Notamment au niveau du jeu : il a demandé aux joueurs de travailler et de proposer des options différentes. Ainsi, pour préparer les matchs, il a constitué des ateliers où certains d’entre eux étaient responsabilisés pour étudier l’adversaire, sur les touches, la défense… Une initiative appréciée par les joueurs, qui les amène à s’approprier davantage et plus rapidement le projet de jeu.

Éviction des fautifs d’Edimbourg

De la même manière qu’il a responsabilisé les joueurs sur la stratégie, Jacques Brunel a également laissé les joueurs gérer leur emploi du temps en dehors des matchs. Il les considère comme des professionnels, à qui il n’a pas à leur dicter la conduite. Celle-ci va de soi avec leur statut de joueur international. Mais après le match contre l’Écosse à Edimbourg, certains joueurs sont sortis et se sont alcoolisés plus que de raison. Jacques Brunel n’a alors pas hésité à faire preuve d’autorité et a évincé tous les fautifs pour une période indéterminée. Certains pourraient être absents pour la Coupe du Monde.

Un jeu simplifié

Dans la continuité de sa réussite au Stade Toulousain, Guy Novès avait amené en Equipe de France sa volonté d’imposer un jeu très alerte. Cela a bien fonctionné au début, puis la machine s’est grippée. Jacques Brunel a repris l’équipe en cours de route et disposait de très peu de temps pour préparer le Tournoi des VI Nations 2018. Dès lors, il a simplifié le cahier des charges en réduisant le nombre de lancements de jeu, et a beaucoup axé sur la défense. Et c’est elle qui a été à la base de la victoire contre l’Angleterre.

Le choix des leaders

Pour parvenir à battre l’Angleterre, il faut disposer de leaders forts traduisant sur le terrain une motivation, un engagement devenant collectif par capillarité. Jacques Brunel a maintenu sa confiance au capitaine Guilhem Guirado. Il a également donné leur chance à des jeunes comme Yacouba Camara, qui a été à la pointe du combat. Mais surtout, il a rappelé Mathieu Bastareaud dont ne voulait pas Guy Novès.

Le Toulonnais s’est montré exemplaire à la fois dans le jeu, dans sa capacité à gratter des ballons très importants en défense et à imposer sa présence physique en attaque. Il a réussi, par le geste et par la parole, à emmener avec lui toute l’équipe dans une dynamique positive. Jacques Brunel a par ailleurs installé une certaine continuité dans ses compositions d’équipe, si l’on met de côté les problèmes liés au scandale d’Edimbourg.

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