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Biathlon

Coulisses : la science au service de la performance

Stéphane Bouthiaux
Coach de biathlon
JO 2018 : Stéphane Bouthiaux - La science au service de la performance
Les Jeux Olympiques sont enfin là. Après 8 mois d’entraînement et 2 mois de compétition, Stéphane Bouthiaux et ses biathlètes arrivent fin prêts pour l’échéance. Le résultat d’une recherche scientifique minutieuse au service de la performance.

Notre Équipe de France de biathlon s’est retrouvée début mai 2017 pour préparer cette saison olympique. Après un mois de vacances en avril, nous avons repris par un travail de préparation physique qui s’est intensifié tout au long de l’été pour arriver prêts fin novembre pour la reprise de la Coupe du Monde. Mais cette année, l’échéance où l’on est attendu, c’est en février aux Jeux Olympiques de PyeongChang. La difficulté pour un coach, c’est donc de préparer les athlètes à arriver au top le jour J. Or Martin Fourcade n’est pas Quentin Fillon Maillet, lui-même différent d’un Simon Desthieux ou d’un Antonin Guigonnat, nos 4 biathlètes en lice sur le sprint.

Il est donc important de bien connaître les données physiologiques de chacun. En juin, nous avons procédé à une batterie de tests au Centre National de Prémanon, avec Laurent Schmitt, le responsable performance, expertise et recherche. Laurent est très précieux pour tout le ski nordique, il a réalisé de nombreuses recherches sur l’entraînement et sur l’impact de la fatigue. Avec lui, nous avons d’abord réalisé un test de VO2 max (volume maximal d’oxygène que le corps consomme lors d’un effort intense) avec chaque athlète pour déterminer avec précision les différentes allures d’entraînement de chacun.

Au cours des entraînements, mon travail consiste alors à vérifier qu’ils respectent ces cadences. Je me sers des tests de lactate (ils permettent de mesurer la concentration d’acide lactique dans le sang). C’est également important entre les compétitions pour voir si les garçons ont bien récupéré et ont la capacité à enchaîner les courses sans risque.

Enfin, nous avons été formés aux tests HRV, une analyse de la variabilité de la fréquence cardiaque pour détecter un état de fatigue anormal. Nous demandons régulièrement aux athlètes, le matin, avant le petit-déjeuner, de mesurer leurs battements cardiaques avec leur cardiofréquencemètre. D’abord couché pendant 7 minutes puis debout. J’analyse les données que je compile pour connaître l’état de chacun et prendre ainsi les bonnes décisions. Cet hiver, ces tests nous ont indiqué qu’il serait mieux de mettre Marie Dorin-Habert au repos pendant quelques courses pour qu’elle retrouve sa meilleure forme. Le but est clair : qu’ils arrivent au meilleur de leur forme le jour J.

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