Afin de mieux vous servir et d’améliorer l’expérience utilisateur sur notre site, nous mesurons son audience grâce à des solutions utilisant la technologie des cookies. Les données collectées permettent de fournir uniquement des données statistiques anonymes de fréquentation. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies. Si vous souhaitez en savoir plus ou refuser les cookies et les paramétrer, cliquez ici.

X
Golf

Mes 5 clés pour être performant en compétition

Olivier Léglise
Coach de golf
Olivier Léglise, Golf - Mes 5 clés pour être performant en compétition
«La compétition, c’est l’objectif final pour un coach. Avec, au bout du bout, la gagne ! Je ne travaille et n’entraîne mes joueurs que dans cette optique, qu’ils vivent cette émotion-là…»

À l’évidence, Olivier Léglise aime le beau ; on ne choisit pas totalement au hasard de travailler dans un site aussi somptueux que celui du golf d’Arcangues… Mais sur les greens, priorité à l’efficacité : « Le geste parfait pour le geste parfait, ça n’a pas de sens ! ». S’il accorde un large chapitre à la compréhension technique et physique de son sport – « la trajectoire d’une balle obéit à des lois mécaniques » –, son travail pendant les séances vise surtout à préparer mentalement à la compétition, « le moment de vérité ». « L’entraînement doit être le lieu où le joueur va évaluer ses points forts, ses points faibles, se mettre en difficulté, repousser ses limites et franchir un cap », justifie l’intéressé. En rappelant toute la fragilité de l’affaire, tout son enjeu aussi : « On ne peut pas maîtriser la victoire mais les conditions de la victoire ».

1- S’imposer la règle des « 3A »

Pas question, à mes yeux, qu’un joueur s’avance vers une compétition sans avoir bien ancré dans son esprit trois qualités essentielles à sa réussite : Ambition, Audace et Agressivité. Oui, toujours veiller à être ambitieux ; sinon, dans ce milieu hautement concurrentiel qu’est le golf, on se fait « avaler » (sic). Après, et sans oublier d’être intelligent bien sûr, jouer avec audace : ne pas rester dans une zone de confort et vouloir aller chercher les drapeaux en acceptant éventuellement de perdre… mais en prenant le risque de gagner ! Enfin, physiquement, mentalement, l’agressivité doit être palpable. Attention, l’agressivité positive ; pas celle qu’on met contre les arbitres, la météo, le parcours, voire contre soi en se traitant de « nul », de « bille »… Toutes ces bêtises si destructrices !

2- Installer le bon process

Un golfeur doit être pleinement libéré au moment de la frappe et donc sans aucune arrière-pensée, notamment technique. Sa mise en route s’avère alors essentielle, basée sur un process très précis. Au préalable, il y a une phase de choix où, en dix-quinze secondes, il faut arrêter une décision claire pour balayer l’hésitation, un problème majeur chez les golfeurs – parce que le vent tourne par exemple, j’hésite entre deux clubs et me prépare alors « entre deux façons de faire », ce qui n’est jamais bon – . S’en suit l’entrée dans la préparation réelle : là, club en main, avec éventuellement une « routine » ou un swing d’essai, on met en place une clé, sensitive, visuelle, qui permet d’imaginer ce que l’on va faire. Une fois ces étapes franchies, l’engagement peut alors être total.

3- Devenir autonome

Sur un parcours, le joueur est seul. Il faut savoir qu’en compétition, le règlement interdit à l’entraîneur de donner la moindre indication, que ce soit par la voix ou le geste. Durant l’année, une de mes priorités à l’entraînement est donc de responsabiliser mes hommes : si je pose un cadre de travail clair, si je suis bien sûr physiquement présent avec eux aussi, je les laisse en revanche volontairement se tromper, s’agacer, chercher par eux-mêmes la solution à leurs problèmes. En lui donnant tout de suite « la clé », le joueur va penser qu’il est dépendant de moi or je vise l’inverse justement. Et puis, en trouvant par soi-même, on gagne en confiance ! Au passage, c’est aussi pour favoriser cette autonomie que j’insiste autant sur la compréhension «mécanique » du golf…

4- Bons et mauvais jours : réduire la marge

Au quotidien, j’aime travailler avec des préparateurs mentaux ou des psychologues car eux savent comment favoriser la concentration… LA clé de la réussite à mes yeux ! Car toute la différence entre les champions et les autres se situe là, dans cette capacité à maintenir un certain niveau entre leurs bons et leurs mauvais coups, leurs bons et leurs mauvais jours. Quatre jours de compétition, à raison de six heures quotidiennes, c’est long, très éprouvant mentalement, et certains affichent des rendements en dents de scie parce qu’ils n’ont justement pas cette qualité de concentration. A moi de les inciter à l’entraînement à toujours plus d’application pour réduire cette marge. D’autant qu’en réduisant la marge, le niveau général du joueur, par ricochet, s’améliore naturellement…

5- S’autoriser à gagner

Entraîneur au niveau professionnel, c’est faire comprendre au joueur qu’on fait tous ces efforts dans le seul but de gagner. Cette ambition ne doit surtout pas être un sujet tabou : il faut en parler, éliminer les blocages, les résistances…Que le jour où il voit son nom inscrit sur le leaderboard, le gars ne soit pas brusquement pris d’anxiété et craque mais, au contraire, aborde le moment avec sérénité, bonheur, parce qu’il s’est autorisé à gagner. «Ok, j’ai peur… mais tout le monde a peur ! Même le n°1 ! ». Bien sûr, cela exige en amont un vrai travail mental sur soi-même pour accepter d’être capable de gagner… C’est long, d’autant qu’il faut vivre aussi l’apprentissage toujours constructif de l’échec. Tant qu’on n’a pas appris à perdre, comment apprendre en effet à gagner ?

 

 

S’abonner à la newsletter