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Jeux Olympiques : Une dimension nouvelle pour le skate

Le skateboard va faire son entrée aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020. Florent Balesta, Conseiller Technique Fédéral et manager du programme Équipe de France de skate, évoque les bouleversements que provoque l’avènement du skate comme discipline olympique.

L’intégration du skateboard dans le programme des Jeux Olympiques va-t-elle bouleverser votre discipline qui n’est pas culturellement habituée à la compétition ?

Florent Balesta : On vit en effet une période de transition importante. Même si nous avons des compétitions et des professionnels depuis les années 70, beaucoup de skaters s’offusquaient de voir des gens s’affronter ou prendre part à des championnats. Mais nous entrons dans une dimension nouvelle avec l’arrivée du skate dans le programme olympique. Ce sont des questions que se sont posées nos cousins du snowboard et du surf.

Que change pour vous cette perspective ?

FB : Cela oblige le monde du skate à se structurer ; les institutions, comme la Fédération ou les clubs, mais également nos sportifs. Même si leurs sponsors les avaient déjà amenés à changer leur manière de se préparer, à se ranger davantage dans un cadre, et même si tout n’est pas encore très clairement défini par la Fédération internationale ce mouvement va être beaucoup plus important avec les Jeux et notamment avec le programme de qualification olympique. Par exemple, les skaters figurent désormais sur les listes des sportifs de haut niveau.

Combien sont-ils de candidats potentiels aux Jeux Olympiques 2024 en France ? Et comment réagissent-ils à cet objectif ?

F.B : Les skaters ont tous globalement accepté de se fixer cet objectif et de s’y préparer sérieusement. Il y a une vingtaine d’athlètes qui peuvent prétendre à concourir aux Jeux Olympiques.

Combien pouvez-vous qualifier de skaters ?

F.B : Un maximum de 12. Il y a deux disciplines et on peut qualifier trois athlètes chez les hommes par disciplines et autant chez les femmes.

Que change ce statut de sport olympique pour les entraîneurs ?

F.B : On a déjà des moniteurs dans les écoles de skate, et notre entrée aux Jeux Olympiques va nous aider à structurer davantage cet encadrement.

Combien comptez-vous de clubs de skateboard en France ?

F.B : Nous sommes intégrés à la Fédération de roller, qui compte quelque 70 000 licenciés, mais dont la discipline n’est pas aux Jeux. Nous comptons environ une centaine de clubs de skate pour 2 500 licenciés, et près d’un million de pratiquants.

Pourquoi le CIO a-t-il choisi une discipline comme la vôtre qui compte peu de licenciés ?

F.B : Le CIO ne s’en est pas caché, il cherche à conquérir un nouveau public et à rajeunir son audience. C’est pourquoi il s’est tourné vers le skate dont les pratiquants sont jeunes et constituent une communauté très connectée.

Quels sont les grands pays de skate ?

F.B : Les pays phares de notre discipline sont bien sûr les Etats-Unis, le Japon ou encore le Brésil.

La France peut-elle espérer des médailles à Tokyo en 2020 ?

F.B : Tout est possible. On peut envisager des médailles notamment chez les hommes. Il nous reste en effet à travailler le secteur féminin pour être davantage compétitif.

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