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Jeux Olympiques

#4 – Steve Redgrave, la résilience olympique

02/10/2019
Avec ses cinq titres, Steve Redgrave est le plus grand rameur de tous les temps. Et ce malgré beaucoup de handicaps physiques… Un exemple au-delà du sport.

Dyslexie, diabète…

C’est peut-être, eu égard à tous les handicaps qu’il a dû surmonter, le champion le plus incroyable de l’histoire du sport. Il occupe ainsi une place à part dans le panthéon des sportifs anglais. D’ailleurs, Elizabeth II l’a anobli en mai 2001 suite à son cinquième titre obtenu aux Jeux Olympiques de Sydney. Quel chemin parcouru pour le petit garçon dyslexique qui avait de gros problèmes de lecture et d’écriture et qui ne parvenait pas à suivre les cours de sa classe ! Il a dû surmonter cette honte vis-à-vis de ses camarades de classe et fort du soutien de la directrice de l’école, il a réussi à dépasser ses problèmes. C’est d’autant plus remarquable d’avoir surmonté sa dyslexie que l’aviron est une discipline qui demande beaucoup de coordination. Mais après avoir atteint malgré cela le haut niveau, Steve Redgrave a dû combattre des problèmes plus graves encore, surtout pour rester dans l’excellence absolue. En effet, il a mené sa carrière avec un diabète de Type 2 d’origine génétique. Une maladie pour laquelle il intervient désormais publiquement afin de montrer que l’on peut faire du sport même à haut niveau avec ce problème de santé. Steve Redgrave a également lutté contre des crises aiguës… Néanmoins, il s’est bâti le plus grand palmarès de l’histoire de l’aviron.

Courses de légende

Sa quête olympique a commencé lors des Jeux de Los Angeles en 1984 où le boycott des pays du Pacte de Varsovie lui permet d’obtenir son premier titre olympique, avec le quatre barré britannique. Mais quatre ans après, aux Jeux Olympiques de Séoul, les Pays de l’Est sont là. Pour autant, ses plus grands adversaires seront les légendaires frères Carmine et Giuseppe Abbagnale, ces champions italiens qui, comme Steve Redgrave, marqueront l’histoire du sport de leur pays. Associé à Andy Holmes, le bateau britannique va livrer une bataille navale homérique contre le bateau italien qui mènera l’essentiel de la course avant de se faire battre sur le fil par le deux sans barreurs britannique d’Andy Holmes et Steve Redgrave. Il est singulier de noter que ces deux hommes sont devenus champions olympiques ensemble, ce qui signifie qu’ils s’entraînaient des heures entières dans cet espace confiné alors qu’ils nourrissaient une vraie antipathie l’un envers l’autre… Steve Redgrave va ensuite changer de coéquipier pour ramer avec Matthew Pinsent, qui lui aussi deviendra une légende du sport britannique. En effet, tous les deux vont largement dominer l’épreuve du deux sans barreur aux Jeux Olympiques de Barcelone en 1992. C’est à partir de cette année-là qu’il commence à souffrir de rectocolite hémorragique, une maladie très douloureuse qui touche le colon.
Matthew Pinsent et Steve Redgrave récidivent quatre plus tard aux Jeux Olympiques d’Atlanta pour lesquels Steve Redgrave était porte drapeau de la délégation britannique. À l’issue de ces Jeux, il fait ses adieux à la compétition avec cette phrase qui est restée célèbre en raison de la suite de sa carrière : « Si quelqu’un me voit me rapprocher de nouveau d’un bateau, vous avez ma permission de me descendre ! »
En effet, un an plus tard, il répondra favorablement à l’appel de ses camarades Matthew Pinsent, Tim Foster et James Cracknell afin de composer le quatre sans barreur britannique pour aller défier sur ses terres le mythique bateau australien, champion olympique à Barcelone et Atlanta, des rameurs Mike McKay, Nick Green, James Tomkins et Andrew Cooper, les fameux « Oarsome Foursome ». C’est alors que Steve Redgrave découvrira son diabète… Avec l’aide d’un médecin et des régimes adaptés, il parvient à renouer avec le haut niveau et une fois encore il va chercher le titre olympique, à nouveau au terme d’une course qui est entrée dans l’histoire de son sport. Steve Redgrave prendra cette fois définitivement sa retraite. Il aura à nouveau le grand honneur de porter la flamme dans le stade olympique lors des Jeux de Londres en 2012. Steven Redgrave, 57 ans, pensait couler une retraite paisible comme président des célèbres régates de Henley. Mais c’était sans compter sur l’insistance des dirigeants de l’aviron chinois qui ont estimé qu’il n’y avait que lui pour hisser leur pays parmi les grandes nations de ce sport… De sorte que Steven Redgrave sera l’année prochaine à nouveau sur le bord du bassin olympique au Japon.

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