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Multisport

Déconfinement : moins de métro, plus de vélo

12/05/2020
Les modes de vie après la période de confinement vont forcément changer. Moins de transports en commun et plus de déplacements à mobilité individuelle. La marche, la course, le vélo pourraient ainsi être les grands gagnants du déconfinement.

Des plans vélo

Si le confinement a considérablement fait baisser l’activité physique chez les Français, il se peut que la vie qui va s’ouvrir après le déconfinement puisse au contraire promouvoir une organisation sociale avec plus d’activités physiques quotidiennes. Notamment dans les grandes villes. En effet, la distanciation sociale obligatoire va rendre l’utilisation des transports en commun beaucoup plus difficile sans parler de l’appréhension d’y être contaminé par le coronavirus. De sorte que les moyens alternatifs aux transports en commun vont considérablement se développer.

Il y a d’abord la possibilité que l’on assiste à l’augmentation massive de l’utilisation des voitures individuelles comme cela a été le cas en Corée du Sud, d’autant que le prix du carburant a baissé.. Pour éviter ce phénomène qui pourrait considérablement impacter la qualité de l’air, certaines villes comme Paris, Saint Malo, le Grand Lyon, Bordeaux… ont décidé de mettre en place un grand plan vélo pour donner rapidement aux cyclistes l’accès aux voies publiques. La mesure spectaculaire qui traduit ce mouvement est la fermeture à partir du 11 mai à Paris de la rue de Rivoli aux voitures. À Saint Malo, 11 nouveaux circuits seront ouverts au vélo. Pour le Grand Lyon, ce sont 77 km de nouvelles pistes cyclables qui vont être créés très rapidement.

Beaucoup de personnes devraient également choisir de se rendre à leur travail à pied, même si le lieu est assez éloigné de leur domicile.

La marche rapide consommatrice d’énergie

Cela ne serait pas sans effet sur leur condition physique, d’autant que ces trajets allongés permettraient d’atteindre ce qu’on appelle la zone d’endurance, c’est-à-dire après au moins une demi-heure de marche. Par ailleurs, la marche rapide, soit à partir de 6 km/h, permet de brûler beaucoup de calories. Autant que certains sports. On estime qu’un homme de 70 kg va brûler aux alentours de 300 calories après 1h de marche à allure soutenue. Le chiffre tombe à 180 calories pour une marche lente (c’est à dire de 3 km/h). Il faut compter 275 calories pour une femme de 60 kilos à marche rapide et 165 à marche lente. Si l’on utilise le vélo, la dépense énergétique sera à peu près la même qu’avec la marche rapide… On parcourt certes plus de kilomètres mais on est porté et il n’y a pas d’impact au sol. C’est pourquoi si l’on choisit d’aller travailler en courant, à 13 km/h, la dépense énergétique va doubler par rapport au vélo.

Cette dépense calorique va dépendre de plusieurs facteurs. D’abord le poids. Plus on est lourd, plus on brûle des calories à l’effort. Ensuite, le sexe. À poids égal, les hommes ont une plus grosse dépense énergétique que les femmes. Enfin, l’âge intervient. La dépense énergétique diminue après quarante ans… C’est-à-dire qu’il faut produire plus d’effort pour une femme mince de 43 ans que pour un jeune garçon fort de vingt ans pour dépenser le même nombre de calories. Pour cela, il faudra donc plutôt privilégier le vélo mécanique au vélo électrique. Celui-ci a cependant l’immense avantage de ne pas arriver en sueur au bureau…

Quant à la trottinette, son usage est ou sera davantage règlementé dans les villes pour une meilleure cohabitation avec les piétons. Sa dépense énergétique est plus importante que la marche, en revanche, c’est une discipline asymétrique, c’est-à-dire qu’on va davantage travailler sur son pied d’appui. Il faut alors essayer de changer son pied d’impulsion… Mais de toute façon, passer du transport en commun à ces modes de locomotion individuels, pour ceux qui le peuvent, va vraiment impacter positivement leur condition physique et donc leur état de santé.

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