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Handball

Handball : Didier Dinart tient sa ligne

24/01/2019
Crédit photo : Norbert Schmidt/pixathlon/SIPA/1901181027
L’Équipe de France de handball s’est qualifiée pour les demi-finales des Championnats du monde. Les Experts montent en intensité, toujours sans faux pas de leur coach.

Montée en puissance

Malgré la défaite face à la Croatie 23 à 20, l’Équipe de France s’est qualifiée pour les demi-finales des Championnats du Monde où ils affronteront les Danois, champions olympiques en titre. Une qualification logique des Bleus, qui montent en puissance après un début de compétition normalement plus poussif — ce qui a souvent été le cas par le passé lors de compétitions qui se sont avérées au final réussies­, et un management de Didier Dinart jusqu’alors très réussi.

Sur le match gagné 31 à 22 face à l’Islande, il a par exemple donné des responsabilités à des joueurs moins sollicités lors du match contre l’Espagne comme Valentin Porte. Il a permis aussi à Vincent Gérard, pourtant auteur d’une saison moyenne, de s’installer en confiance dans la compétition avec 51 % d’arrêts effectués sur ce match. L’équipe de France a ainsi livré son meilleur match du Mondial face à l’Espagne, remporté 33 à 30. La demi-finale perdue l’an passé au Championnat d’Europe, toujours face à l’Espagne, était forcément ressentie comme un échec par le coach. Il en a parfaitement tiré les leçons. Didier Dinart a ainsi effectué avec ses joueurs une séance vidéo du match de l’an dernier qui s’est avérée très pédagogique et fort utile.

Une rencontre pour laquelle le coach a choisi de titulariser Nikola Karabatic alors que celui-ci revenait d’une opération et manquait forcément de rythme. Cela aurait pu être une prise de risque perdante. Didier Dinart a jugé que, plus que la forme du moment, c’est le statut, le charisme qu’apporte Nikola Karabatic à l’équipe de France. Même diminué, sa présence sur le terrain change forcément le rapport de force. Cela a un impact nécessairement négatif sur l’adversaire et positif sur ses coéquipiers. De la même façon, la gestion du cas Melvyn Richardson est un exemple.

Management intelligent

D’abord, Didier Dinart avait convoqué le fils de la légende du handball français pour effectuer la préparation de ce Mondial avec l’équipe de France. Ensuite, le coach a choisi de ne pas le prendre dans le groupe pour le début de la compétition, mais de le garder en réserve. Les sélectionneurs ont en effet le droit de faire rentrer trois joueurs dans le groupe durant le Mondial. C’est ainsi que le Montpelliérain de 21 ans a intégré l’équipe de France en cours de route. Il n’a pas vécu les premiers matchs qui sont toujours soumis à beaucoup de pression et durant lesquels l’équipe de France met en place son jeu. Il faut de l’expérience pour cela, ce que n’a pas encore Melvyn Richardson. En revanche, Didier Dinart l’a envoyé au feu dans des gros matchs pour justement compter sur son insouciance et son talent. C’est ainsi qu’il est entré en jeu en 2e mi-temps du match contre l’Espagne où il a été époustouflant. Puis ensuite face à l’Islande où il a réalisé un sans-faute avec cinq buts sur cinq tirs tentés. Un résultat bien sûr à la hauteur du potentiel de ce joueur, qui a été managé de main de maître. Didier Dinart poursuit ainsi sa politique d’intégration des jeunes, encadrés par les tauliers comme Michaël Guigou qui a succédé comme capitaine de l’équipe de France à Cédric Sorhaindo, blessé. De même, les choix de Ludovic Fabregas et Luka Karabatic pour le suppléer au poste de pivot se sont avérés payants sur le terrain. Avec cette ligne directrice, qui est l’ADN de l’équipe de France depuis longtemps, Didier Dinart maintient une efficacité offensive appuyée sur une défense de fer.

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