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Handball

Handball : le management participatif de Claude Onesta

29/01/2015
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L’Équipe de France réalise jusqu’ici un excellent parcours au Qatar. Le management de Claude Onesta continue de faire ses preuves. Explications.

La démocratie participative à l’épreuve du sport

L’Équipe de France poursuit sa route dans ces championnats du monde de handball au Qatar. Elle a su dépasser les matchs pièges du premier tour. Cela n’avait rien d’évident, car elle se présentait à cette compétition avec plusieurs changements. Il lui fallait notamment évoluer sans Luc Abalo, élément essentiel de cette équipe, qui a participé à toutes les dernières campagnes victorieuses du handball français. Par ailleurs, Claude Onesta a jugé qu’il fallait envisager dès cette compétition le renouvellement des cadres. Eu égard aux personnalités qui ont construit cette équipe, cela constitue forcément une entreprise difficile. D’autant que depuis les Jeux de Pékin, Claude Onesta avait laissé beaucoup d’autonomie à son groupe et ce mode de management fut à la base du succès de l’équipe. Il faut rappeler que Claude Onesta est au départ un éducateur et un professeur de gym. Cette fonction a considérablement marqué son magistère. Il s’inscrit dans une tradition de coachs français qui estiment que le groupe dont ils ont la charge doit, pour réussir, s’approprier le projet collectif. Il en allait de même pour Pierre Villepreux et Jean-Claude Skrela au Stade Toulousain, ainsi qu’en Équipe de France pour la Coupe du monde de rugby en 1999, où le XV de France était parvenu en finale. On peut également citer Raynald Denoueix au FC Nantes comme adepte de cette démocratie participative dans le sport. Ces coachs considèrent que les joueurs doivent absolument être moteur du projet de jeu pour bien le mettre en place.

Les joueurs à l’origine du jeu

Claude Onesta a encore plus poussé ce concept lors de la saison qui menait aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008. Il a donné aux joueurs la possibilité de construire le projet de jeu de l’équipe. L’idée était de partir d’une situation de jeu, et là où auparavant il donnait l’orientation tactique, désormais c’était aux joueurs de proposer des solutions. De sorte qu’ils soient amenés à prendre leurs responsabilités. Ils se trouvent alors à la base des succès – et c’est toujours le cas dans le sport, même quand ils ne font qu’appliquer les consignes – mais aussi des échecs. Dès lors, ils ne peuvent échapper à leurs responsabilités.
Les joueurs ont accepté et se sont pris au jeu. Ils discutent des options et quand l’une fait consensus, elle est adoptée. Il y a un petit côté « phalanstère », même si Claude Onesta continue de trancher lorsqu’il n’y a aucune option qui l’emporte. Les joueurs adoptent et appliquent d’autant plus facilement un plan de jeu qu’’ils ont le sentiment d’en avoir été à l’origine, même si indirectement Claude Onesta peut avoir orienté les choses. C’est aussi une manière habile de continuer l’exercice de sa fonction – qu’il exerce à la tête de l’Équipe de France depuis 13 ans – sans que sa parole ne lasse.

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