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Handball

Handball : une médaille pour demain !

29/01/2019
L’Équipe de France de handball a trouvé les ressources pour arracher une médaille de bronze, médaille qui vaut bien plus que cela. Un bilan positif pour le staff.

De la déception à la remobilisation

Forcément, la déception fut immense. Cette demi-finale contre le Danemark (38-30) a constitué une épreuve pour le coach Didier Dinart. Au-delà de la défaite, c’est la manière dont l’Équipe de France a perdu ce match qui l’a chagriné. Il a trouvé son équipe apathique. Et forcément, comme il n’est pas homme à fuir ses responsabilités, lui aussi est à inclure dans ce constat : un groupe France — joueurs et staff — incapable de trouver la réponse au problème danois. Didier Dinart a tenté de modifier sa défense qui, d’habitude, est un point fort de l’équipe de France. En vain. Il faut dire qu’en face, il y avait un Mikkel Hansen des grands jours. Et parfois, on ne peut pas grand-chose lorsqu’un joueur de génie est en réussite.

Au lendemain de cette désillusion, il fallait se remobiliser pour aller décrocher une médaille de bronze. Ce sont des matchs très compliqués à préparer pour un staff car il faut parvenir à trouver les leviers psychologiques pour que les joueurs dépassent leur déception et se motivent pour un objectif qui n’était pas celui visé au départ. Et c’est pour cela que cette victoire arrachée de haute lutte contre l’Allemagne est très importante. Elle comptera plus tard. Déjà, l’Équipe de France repart avec une médaille, et en plus elle termine sa compétition avec une victoire.

Là encore, Didier Dinart et Guillaume Gille ont montré qu’ils continuaient à progresser dans leur cheminement de coachs. C’est une nouvelle étape. Ils continuent de construire.

Cela n’avait rien d’évident de succéder à deux monstres sacrés comme Daniel Costantini et Claude Onesta, qui figurent parmi les plus grands coachs de l’Histoire du sport français.

Continuité

Le premier a sorti le handball français de l’anonymat, pour le porter sur la plus haut marche du podium des Championnats du Monde. Claude Onesta a poursuivi le travail, consolidé les bases pour ensuite faire de cette Équipe de France de handball la meilleure du monde dans la durée avec deux titres olympiques notamment. Ce travail est bien entendu celui de tout le handball français, c’est-à-dire celui de la fédération, de la formation, de la détection mais aussi celui des clubs. Didier Dinart et Guillaume Gille ont la lourde tâche de poursuivre ce travail de fond. Ils ont une complicité qui repose sur ce vécu commun mais également l’expérience du très haut niveau, et sont ainsi en mesure de répondre à toutes les formes de problèmes que rencontrent leurs joueurs. Par ailleurs, eu égard à leur passé, les joueurs acceptent leurs décisions. Les joueurs savent qu’ils prennent les décisions pour le bien de l’équipe. Au début de la compétition, les joueurs évincés ont accepté les choix du coach, avec déception certes, mais sans rancune. Ce qui est fondamental. Car il signifie que le management est juste. Il prend en compte aussi l’évolution du joueur. Didier Dinart a ainsi écarté le jeune Melvyn Richardson au début de la compétition, avant de le réintégrer durant le Mondial. De sorte que ce dernier est arrivé avec beaucoup moins de pression.

De la même manière, ce vécu de joueurs a certainement été d’une grande aide quand il a fallu remobiliser le groupe pour cette médaille de bronze. Didier Dinart et Guillaume Gille savaient exactement dans quelle situation psychologique se trouvaient les joueurs après la défaite face au Danemark. Ils savaient quels mots utiliser, quels leviers actionner. Maintenant, il reste une année pour rejoindre Claude Onesta comme coach d’une équipe championne olympique. Pour cela, le staff de l’équipe devrait s’étoffer avec l’arrivée notamment de Thierry Omeyer pour encadrer les gardiens. 

Ils entendent également organiser des séances d’entraînements supplémentaires afin d’accélérer l’harmonisation entre les anciens et les plus jeunes. Car aux Jeux Olympiques, dans un an, il n’y aura plus le droit à l’erreur.

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