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La longue route du sport féminin

08/03/2019
En ce 8 mars, la journée de la femme est l’occasion de pointer l’évolution du sport féminin.

Le foot féminin comme avant-garde

2019 va certainement constituer une année charnière dans l’évolution du sport féminin. En effet, la Coupe du Monde de football, féminin qui se déroulera en France du 7 juin au 7 juillet, va constituer le plus grand évènement sportif de l’année en France. Très certainement, si l’Équipe de France va loin dans la compétition, elle va battre des records d’audience.

Pour ce qui est de la pratique, là encore les indicateurs sont positifs. Si l’on prend en compte à nouveau le sport le plus populaire et le plus emblématique, le football, le secteur féminin a considérablement progressé. Dans les années 1970, on comptait 1700 filles licenciées à la fédération française de football contre près de 700 000 garçons. Elles étaient 57 000 licenciées en 2011 et elles sont passées à 100 000 fin 2015 pour atteindre le nombre de 165 000 aujourd’hui pour 2 millions de garçons. En près de cinquante ans, le nombre de licenciées a donc été multiplié par 97 quand il a été multiplié par 2,8 pour les garçons.  

Le championnat de France féminin de football a aussi explosé. Il a été créé historiquement en 1919 mais a pris sa forme actuelle en 1974. Il comptait alors des équipes de niveau amateur, alors qu’aujourd’hui elles sont presque toutes adossées à un grand club professionnel masculin. Par ailleurs, ce championnat est désormais diffusé sur Canal Plus et la Coupe du Monde féminine sera retransmise sur TF1.

Des épreuves exclusivement féminines

On constate la même évolution positive dans les sports olympiques. Il faut dire que le sport féminin vient de très loin. Au tout début du XXe siècle, les femmes ne pratiquaient que le patinage, l’équitation, la bicyclette, le croquet et le patin à roulettes… Puis elles ont pratiqué de plus en plus de sports et ont progressivement intégré l’ensemble du programme olympique. Toutefois, les réticences ont été fortes puisque que c’est seulement en 2012 que toutes les disciplines ont été ouvertes aux femmes aux Jeux Olympiques. Mêmes si elles ne disposaient pas du même nombre de médailles. Pour les Jeux d’hiver, l’évolution a été la même. Lors des Jeux Olympiques de Chamonix en 1924 on comptait 13 athlètes féminines pour 245 hommes. Lors des Jeux d’hiver de Pyeongchang en 2018 on relevait 50 épreuves masculines contre 44 féminines et 8 épreuves mixtes en biathlon, curling, luge et ski alpin. Pour les Jeux d’été, à Londres en 2012, il y avait 44% de participantes. Il existe, en revanche, deux disciplines encore interdites aux hommes aux Jeux Olympiques. Il s’agit de la GRS et de la natation synchronisée, malgré le succès du film le Grand bain. À noter, le bobsleigh à quatre était ouvert aux embarcations mixtes aux Jeux Olympiques 2018 mais aucune femme ne s’y est présentée, tout comme à la luge double en duo qui est ouverte aux femmes depuis…. 1994. Le plafond de verre existe donc encore.

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