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Volley-ball

Laurent Tillie, une histoire de famille

23/09/2014
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L’Équipe de France de volley, après avoir réalisé un formidable parcours jusqu’à la demi-finale contre le Brésil, s’est inclinée face à l’Allemagne aux Championnats du Monde en Pologne. Une performance réalisée sous l’égide de Laurent Tillie, un coach à la famille très sportive et à l’influence américaine.

Le sport dans le sang

C’est d’abord une histoire de famille. Il y a eu le père, Guy, international de volley-ball, champion de France en 1959 avec le BNCI d’Alger. Puis Laurent, 406 sélections en Équipe de France de volley, huit titres de champion de France avec le PUC et l’AS Cannes, club dont il fut ensuite le coach et qu’il mena au titre national en 2005 avant de prendre les commandes de l’Équipe de France en 2012. Il a rencontré son épouse, Caroline Keulen, lors des Championnats d’Europe de volley en 1985. L’Équipe de France masculine avait terminé 3e comme l’Équipe de Hollande féminine. Lors du banquet de clôture, les organisateurs avaient placé les deux équipes médaillées de bronze ensemble… C’est ainsi que quelques années après sont nés de cette union, Kim, 25 ans, 2m 08, qui évolue dans le club de Murcie en Espagne mais surtout qui vient de terminer 3e des Championnats du Monde avec l’Équipe de France de… basket. Puis Kevin, 22 ans, 1m 99, attaquant-réceptionneur de l’Équipe de France de volley et entraîné par son père. Mais pas de favoritisme. L’an passé, alors qu’il était en balance pour une place de titulaire avant les Championnats d’Europe, son père ne l’avait pas sélectionné pour finalement emmener Julien Lyneel.
Enfin, Killian, le dernier né, 15 ans, qui mesure déjà 2m 02 a intégré le pôle d’Antibes de basket… Une famille très sportive, qui a vu, en ce début septembre, placés sous les feux de la rampe, Kim avec la glorieuse aventure des hommes de Vincent Collet et, en fin de mois, le frère cadet ainsi que le père avec le formidable parcours de l’Équipe de France de volley aux Championnat du Monde en Pologne.

Méthodes américaines

Une réussite de l’Équipe de France de volley que tout le monde attribue pour partie à ce coach atypique. En effet, Laurent Tillie a réussi à fédérer des caractères pas forcément faciles et a uni le groupe autour d’un jeu basé sur une défense de fer. Pour cela, Laurent Tillie est allé chercher son inspiration aux États-Unis. Il avait étudié sur place les méthodes du célèbre coach américain, Doug Beal, qui avait emmené les États-Unis au titre olympique en 1984. Il propose des oppositions permanentes – des situations de match – durant lesquelles les joueurs sont notés. Ces notes alimentent des données statistiques qui sont l’une des composantes du sport américain. Bien entendu, ses fils sont passés par les universités américaines, le basketteur Kim à l’Université d’Utah et Kevin à UC Irvine. Laurent Tillie a adapté cet enseignement au modèle de l’Équipe de France à qui il applique surtout son exigence de tous les instants.
“ Si je ne ressens pas de stress, je n’avance pas, a-t-il expliqué dans l’Équipe. Les jours où je n’avais pas peur, je jouais comme une m… Ce n’est pas quelque chose qui me bloque, mais qui me met en alerte, en permanence. En match, il faut tout voir, tout ressentir : les visages, la vitesse, le public, le sol, les joueurs et les arbitres… Sinon, je tombe dans le premier piège venu. Je me sens comme dans la forêt amazonienne. Je risque de me faire attaquer par des tigres, des serpents ou des boas, et j’essaie de survivre.”

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