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Escrime

Manon Brunet (sabre) : « Prendre le positif de la situation »

30/07/2020
Manon Brunet avait toute son énergie mobilisée dans la perspective des échéances de Tokyo lorsqu’est survenue la pandémie du coronavirus. L’Équipe de France féminine de sabre venait d’obtenir son quota pour les Jeux. Tous les voyants étaient au vert pour cette talentueuse sabreuse, formée au club « Sabre au Clair » de Rillieux-la-Pape, par le maître Carlos Bravo, puis par le maître Frank Berthier au pôle d’Orléans. Déjà vainqueur de cinq coupes du monde en individuelle et championne du monde par équipes en 2018, tous les espoirs lui étaient permis. Finalement, elle s’est retrouvée confinée dans un petit appartement parisien. Manon a désormais repris l’entraînement et a pu à nouveau se projeter. Elle fait pour Votre Coach le point sur la situation et explique le rôle tenu par l’entraîneur national de sabre, Jean-Philippe Daurelle et ses adjoints Cyril Verbrackel, Pierre Mione et Julien Medard durant cette période.

Comment avez-vous réagi quand vous avez appris le report de Tokyo en 2021 ?

J’ai d’abord été décontenancée. Et puis ensuite je me suis dit que je pouvais en tirer parti. Cela me permettait de gagner en maturité. Ma situation est différente (ndr : elle n’a que 24 ans) de celle d’autres escrimeuses qui, par exemple, avaient décidé d’arrêter après les Jeux.

Quel fut le discours de l’entraîneur national Jean-Philippe Daurelle ? Comment le staff a-t-il géré la période du confinement ?

Il m’a dit qu’il fallait que je cherche le positif de cette situation.
On nous a donné un programme de préparation physique. Mais moi j’étais dans un petit appartement, j’ai donc fait essentiellement des exercices de gainage. Ensuite, l’entraîneur nous appelait pour discuter. Il nous a aussi proposé de visionner des matchs et ensuite de débriefer.

Comment physiquement êtes-vous sortie du confinement ?

À la reprise d’entraînement j’avais perdu 1,5 kilo de muscle… Donc il a fallu effectuer tout un travail physique mais en faisant encore plus attention que pour les reprises d’entraînement habituelles.

Que vous ont proposé vos entraîneurs à la reprise d’entraînement ?

On a fait pas mal de sports collectifs, pour souder le groupe après cette période où l’on a été séparées.

Pour l’instant vous n’avez toujours pas de calendrier de reprise des compétitions, comment gérez-vous cette période avec votre entraîneur ?

En escrime, nous sommes habituées à enchaîner les compétitions. Là, en effet, on se retrouve dans une longue période sans compétition à préparer. Notre entraîneur nous a demandé de réfléchir à la manière dont nous voudrions progresser. Ensuite, il veut profiter de cette période pour nous faire travailler nos points faibles.

Quels sont-ils ?

Il nous incite à comprendre pourquoi nous pouvons avoir des faiblesses sur certains types de jeu.

Qu’est ce qui a été modifié sur la forme des entraînements dans cette période ?

On a augmenté la durée des leçons individuelles avec le coach de 45 minutes à une heure. Et c’est vraiment très bien. Cela nous permet d’avoir davantage d’échange avec lui.

Comment expliquez-vous qu’il y ait très peu de maîtres d’armes femme ?

Pour ce qui est du sabre, l’arme a été introduite dans le programme olympique en 2004. Donc ça prend un peu de temps.

Soutenue par la CASDEN, une des banques du Groupe BPCE, quelle est la nature de votre engagement avec la banque ?

Ma collaboration avec la CASDEN s’est créée autour d’un contrat d’image pour m’aider dans mon projet olympique. Étant gendarme et sportive de haut niveau, je défends des valeurs similaires à celles de la CASDEN qui est la banque coopérative de la Fonction publique.

Pourriez-vous expliquer le sens de votre participation à l’opération #TousenBlanc ?

#TousenBlanc (ndr : initiative citoyenne de soutien au personnel de santé rassemblant l’ensemble du mouvement sportif) est une cause que j’ai décidé de soutenir car elle me parle. Le corps médical a connu une lourde période lors de l’épidémie du Covid-19. Je pense qu’il était important, tout d’abord de remercier le personnel soignant qui prenait soin de nous et de nos proches, d’inciter les Français à rester chez eux et d’apporter de l’aide, en plus du soutien moral, pour les aider à être dans de meilleures conditions. Toutes ces choses font parties de mon rôle de sportive de haut niveau et de gendarme.

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