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Rugby

Rugby : le coach après la raclée

13/02/2019
Crédit photo :John Spencer/SIPA/1902021302
Le sélectionneur du XV de France, Jacques Brunel, a vécu une épreuve difficile à Twickenham ce week-end après la lourde défaite des Bleus. Mais est-il le seul responsable ?

Un coach reconnu

Le XV de France a connu l’une des plus lourdes défaites de son histoire face à l’Angleterre (44 à 8). Forcément, face à cet énorme échec, le sélectionneur doit assumer une grande part de responsabilité dans la faillite de son équipe. Jacques Brunel est un entraîneur unanimement reconnu dans le rugby français. Autant sur le plan humain que pour ses compétences rugbystiques. Il a notamment réussi à emmener le club de Colomiers en finale de la Coupe d’Europe et celui de Perpignan au titre de Champion de France alors qu’il ne s’agissait pas de « grandes écuries ». . Et lorsqu’il était l’adjoint de Bernard Laporte en Équipe de France de 2001 à 2007, il était la tête pensante du jeu des Bleus. Jacques Brunel connaît parfaitement ce sport et ses ressorts. C’est certainement pour cela que les critiques s’avèrent plutôt feutrées malgré la faillite absolue du XV de France. Pourtant, le coach a certainement commis un certain nombre d’erreurs ce week-end. Il a notamment manqué de cohérence dans sa composition de l’équipe. Alors qu’il avait édifié un collectif basé sur la jeunesse, la vitesse et le jeu de déplacement face au Pays de Galles, une formule qui a très bien fonctionné durant une mi-temps, il a complètement renversé la tendance face à l’Angleterre, et a relancé Geoffrey Doumayrou et Mathieu Bastareaud au centre. Pour finalement connaître une lourde défaite et perdre la cohérence de sa politique de sélection. Enfin, il a composé un fond de terrain avec des joueurs qui n’évoluaient pas à leur poste. Le manque de repères de Damian Penaud et de Gaël Fickou aux ailes a été très préjudiciable face à la redoutable stratégie des coups de pied des Anglais.

Que faire ?

Ces erreurs font suite à des critiques sur le manque de professionnalisme du staff qui n’avait pas désigné de capitaine lorsque Guilhem Guirado était sorti face au Pays de Galles. Si bien que Sébastien Vahaamahina avait appris sa nouvelle fonction de la bouche de l’arbitre durant le match.. À la décharge de Jacques Brunel, il ne dispose pas d’un staff très expérimenté. Julien Bonnaire, responsable de la touche, n’avait jamais entraîné avant d’arriver en Équipe de France. Et Sébastien Bruno et Jean-Baptiste Elissalde sont de jeunes coachs. Mais enfin et surtout, la défaite face à l’Angleterre a démontré les carences des joueurs français dans tous les domaines face à leurs adversaires. Ils ont été dépassés en vitesse, en intensité physique, en stratégie… Actuellement, on pourrait mettre le plus grand coach du monde à la tête du XV de France, il ne pourrait pas faire grand-chose face aux manques individuels des joueurs. Alors que reste-t-il comme possibilité pour Jacques Brunel pour inverser la tendance ? Pas beaucoup. La Coupe du Monde se profile trop vite (en automne au Japon) pour pouvoir rattraper le retard. À court terme, il a deux possibilités : soit revenir à un rugby restrictif avec des joueurs puissants et d’expérience, soit faire table rase et mettre des jeunes en sacrifiant peut-être la prochaine Coupe du Monde mais en préparant la suivante qui aura lieu en France. Et on ne lui en voudra jamais de donner leur chance aux jeunes.

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