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Volley-ball

Volley-ball : Laurent Tillie et les siens, Champions d’Europe

20/10/2015
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L’Équipe de France de volley-ball est devenue dimanche soir championne d’Europe. Les raisons d’un succès auquel le coach Laurent Tillie a pris part.

De grands joueurs

Après l’échec des rugbymen français en Coupe du Monde, il est de bon ton de reconnaître qu’un entraîneur ne peut réaliser de performance s’il ne dispose pas de grands joueurs. Laurent Tillie s’appuie sur des joueurs de grands talents comme Kévin Le Roux, Antonin Rouzier, Benjamin Toniutti, Kévin Tillie, Jenia Grebennikov et bien entendu Earvin Ngapeth, le génie de l’équipe. Lorsque l’un est en baisse de régime, c’est un autre qui hausse son niveau de jeu pour faire en sorte que le niveau moyen de l’équipe ne baisse pas. Ainsi, dans la demi-finale épique contre la Bulgarie, Earvin Ngapeth et Kévin Le Roux n’étaient pas au sommet de leur forme. C’est alors le fils du coach, Kévin Tillie, qui a pris le relais en attaque. Lors de leur victoire en Ligue Mondiale il y a trois mois, les joueurs avaient proposé un volley-ball exceptionnel. La difficulté pour Laurent Tillie lors de cet Euro consistait à faire admettre à ses joueurs qu’ils ne retrouveraient pas forcément cet état de grâce, mais ce n’était pas pour autant qu’ils étaient devenus mauvais. Il devait les convaincre de la constance de leur talent. De sorte qu’ils ne perdent jamais de vue qu’ils pouvaient battre n’importe quelle équipe, quelle que soit la tournure du match. C’est ainsi qu’à deux reprises durant cet Euro, menée deux sets à zéro, l’Équipe de France n’a pas lâché la partie. Les joueurs sont restés solidaires et ont dépassé leur handicap pour l’emporter.

Un management humain et intelligent

Comme souvent pour les joueurs de talent, les volleyeurs français disposent de fortes personnalités et Laurent Tillie a parfaitement su gérer cette situation. Comme cela avait été le cas pour Daniel Costantini, l’entraîneur des « Barjots », la fameuse Équipe de France de handball des années 90. Comme Daniel Costantini, Laurent Tillie a passé une forme de pacte avec ses joueurs : ils s’investissent totalement à l’entraînement et, en retour, ils ont une certaine liberté en dehors. Ils peuvent exprimer leur extravagance hors du cadre et être complètement concentrés lorsqu’ils se retrouvent en mode sportif comme il l’a expliqué au Figaro : « J’essaie de mettre un cadre élastique. Il faut qu’il y ait des concessions des deux côtés. Il faut surtout tout expliquer, ne pas laisser de zones d’ombre. En fait, je pense qu’il faut adopter une gestion faite de bon sens, qui fonctionne sur le principe du donnant-donnant. En ce qui me concerne, il m’a fallu m’adapter à cette nouvelle génération qui se donne à fond sur le terrain, mais qui a aussi beaucoup d’énergie à brûler en dehors. Nous ne sommes pas des robots, c’est normal. Moi, je dois me concentrer sur l’essentiel, à savoir qu’ils me donnent 100 % à l’entraînement et 100 % en matchs. Pour le reste, j’ai tendance à les laisser gérer, en gardant un œil distant et vigilant. »

Un subtil management sportif

Si, bien entendu, ce sont les joueurs qui réalisent les exploits sur le parquet, parfois le management du coach peut faire la différence. Si en finale, face aux Slovènes, l’Équipe de France était au-dessus avec peu de coaching décisif, Laurent Tillie a, en revanche, eu un rôle important lors du match contre l’Italie, puis lors de la demi-finale face à la Bulgarie, chez elle, dans un vacarme assourdissant. Alors qu’elle était menée 2 à 0, comme contre l’Italie, Laurent Tillie a su garder ses joueurs dans le match, il les a stabilisés émotionnellement et tactiquement. Il a ainsi sorti Earvin Ngapeth de la réception pour le laisser respirer, reprendre ses esprits. Il a ensuite laissé plus de ballons à Antonin Rouzier. Malgré des matchs parfois en retrait, le coach a constamment rassuré Earvin Ngapeth qui a fait une grande finale. Au fond, Laurent Tillie gère cette équipe, tant sur le plan humain que tactique en match, avec beaucoup de sensibilité et d’intelligence, en considérant dans ces deux dimensions les caractéristiques de chacun de ces joueurs. Un grand coach pour une très belle équipe !

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