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Volley-ball

Volley-ball : Les larmes de Laurent Tillie

15/01/2020
Crédit photo : Pixathlon/SIPA/2001060953
L’Équipe de France de volley a remporté le Tournoi de qualification olympique (TQO), une victoire qui lui délivre son billet pour les Jeux Olympiques de Tokyo. Laurent Tillie, le sélectionneur, est pour beaucoup dans cet exploit.

L’émotion du coach

Il a caché sa tête et son émotion derrière son porte vue sur lequel il prend ses notes durant le match. Earvin Ngapeth avait, quelques secondes plus tôt, expédié un service canon sur la tête d’un Allemand, apportant le point de la victoire de l’Équipe de France de volleyball dans cette finale du TQO face à l’Allemagne chez elle. Ce succès en trois sets envoyait ainsi l’Équipe de France aux Jeux Olympiques de Tokyo.
Ce Tournoi de qualification olympique était le dernier espoir pour l’Équipe de France de disputer les Jeux Olympiques cet été au Japon. Or, on a bien cru que jamais ils ne rejoindraient Tokyo : l’Équipe de France était arrivée en Allemagne diminuée avec plusieurs forfaits d’importance notamment celui de Stephen Boyer mais aussi de Thibault Rossard et de Trévor Clévenot. Mais, justement, l’intelligence du coach, c’est d’être parvenu non pas à faire oublier ces absences aux joueurs, mais de les avoir convaincus que cela n’affaiblirait pas l’équipe. Ce qui a permis à certains joueurs d’émerger et de remplacer positivement les absents. On pense notamment à Jean Patry qui a parfaitement suppléé Stephen Boyer. Ou encore Yacine Louati qui a pris confiance, sans parler d’Antoine Brizard.
Et Laurent Tillie va continuer à travailler la volonté de ces joueurs. Même dans les moments difficiles, surtout dans moments difficiles. Ainsi, après son exploit face à la Serbie (victoire 3-0), l’Équipe de France se lézarde contre la Bulgarie et perd 3 sets à 2. Dans le bus du retour vers leur hôtel, le coach Laurent Tillie prend la parole et insiste justement sur ces deux sets gagnés contre les Bulgares qui permettent à la France d’entretenir l’espoir d’une qualification en demi-finale. Il explique que c’est normal, que cette défaite est dûe à la décompression du formidable match contre la Serbie. Il voit juste. Grâce au premier set ensuite remporté contre les Pays-Bas, les Français se sont qualifiés pour les demi-finales face à la Slovénie. Et c’est là que se produira le miracle, même si c’est un mot qui n’a pas sa place en sport.

Des mots et des choix forts

Dans ce match face aux Slovènes, les Français sont menés 2 sets à zéro et filent tout droit vers une vilaine élimination sans combat. Celle-ci aurait très probablement entraîné le départ de Laurent Tillie de son poste de sélectionneur. Mais alors que les Français sont menés 10 à 9 dans le 3e set, c’est-à-dire tout proches du précipice, Jean Patry va faire parler la poudre au service. Laurent Tillie a procédé à un choix fort sur cette rencontre. Il a titularisé le passeur Antoine Brizard à la place d’un des piliers monumentaux de l’Équipe de France, son capitaine Benjamin Toniutti. Suite aux coups de canon de Jean Patry au service, l’Équipe de France prend son destin en main et va terrasser la Slovénie au terme d’une remontada qui restera dans l’Histoire du volley français. (13-25, 22-25, 25-14, 25-21, 15-9). Restait à enfoncer le clou en finale, contre les Allemands chez eux. Quelques minutes avant le match, Laurent Tillie prenait la parole dans le vestiaire exigu de l’Équipe de France. Il y livre les dernières précisions techniques, rappelle l’identité de cette équipe, c’est-à-dire son intelligence situationnelle. S’adapter à son adversaire, ne pas défier physiquement la machine allemande mais en revanche, jouer « avec l’énergie du désespoir sur chaque point » lance le coach. Avant de prononcer cette ultime phrase, de celle qui vous emmène aux Jeux Olympiques. « On va sortir s’échauffer et regarder les mecs dans les yeux et ensuite tenir, tenir, tenir… »


Votre Coach by Groupe BPCE était allé à la rencontre de Laurent Tillie, retrouvez toute l’interview ici.

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