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Gymnastique

Coachs mythiques – Gymnastique : l’épopée des Karolyi

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Martha et Bela Karolyi, le couple d'entraîneurs qui a marqué durant un demi-siècle la gymnastique, pour en avoir formé les plus grandes championnes.

Les débuts à Onesti

Martha et Bela Karolyi appartenaient à la minorité hongroise de Roumanie, pays qui était alors sous le régime de terreur de Nikola Ceausescu. Dans les années 1970, le couple a fondé, à Onesti, une école de gymnastique aux méthodes révolutionnaires. Si Martha était gymnaste, Bela venait lui de l’athlétisme où il était lanceur de marteau après avoir été boxeur. Grâce à son parcours d’athlète, Bela avait une assez bonne connaissance de la musculation et surtout de la préparation physique qui, à l’époque, n’entrait pas en compte dans la préparation des gymnastes. Les époux Karolyi vont ainsi former leurs gymnastes à partir d’un travail singulier axé sur une préparation physique soutenue permettant auxjeunes filles de réaliser des figures plus complexes. Ce sera au prix d’une discipline de fer, voire de brimades comme les accuseront plus tard certaines de leurs anciennes gymnastes, que les époux Karolyi mèneront leurs prodiges jusqu’aux podiums. C’est à cette époque qu’une fillette de six ans intègre leur école. La conjugaison du talent immense de cette gymnaste et l’approche novatrice des Karolyi vont bouleverser l’histoire de cette discipline.

Nadia Comaneci à Montréal

Lors des Jeux Olympiques de Montréal, en 1976, Nadia Comaneci bouleverse le monde à travers ses différentes performances où elle obtient trois fois la note historique de 10. À Moscou, quatre ans plus tard, elle conquiert à nouveau deux titres olympiques sous la férule des Karolyi mais, cette fois, avec d’autres atouts, sa féminité. Mais les autorités du gouvernement de Ceausescu, d’abord ravis du succès des gymnastes roumaines et de leur avantage sur leurs homologues soviétiques, font peser une pression de plus en plus forte sur le couple Karolyi. La Securitate, police secrète, les surveille de près pour les contrôler. Excédés par ce harcèlement, les Karolyi passent à l’Ouest, en 1981, lors d’une tournée aux États-Unis, laissant leur fille de 8 ans en Roumanie.

Mary Lou Retton à Atlanta

Ne parlant pas un seul mot d’anglais, les Karolyi repartent de zéro. Alors que Bela travaille dans un chenil, il rencontre par hasard l’un des meilleurs gymnastes américains, Bart Conner, qui va lui trouver un emploi d’entraîneur de gymnastique dans une université. En 1983, le couple ouvre une école de gymnastique à Houston où vient s’entraîner Mary Lou Retton. L’année suivante, aux Jeux Olympiques de Los Angeles, Bela Karolyi est responsable de l’Équipe américaine et la gymnaste Mary Lou Retton remporte le titre olympique du concours général devant la Roumaine Ecaterina Szabó, une ancienne élève des Karolyi…

Simone Biles à Rio

Pour mettre fin aux critiques et aux accusations sur ses méthodes, Bela Karolyi est contraint d’abandonner son poste d’entraîneur de l’Équipe nationale quelques années plus tard. C’est donc seule que Martha poursuit leur oeuvre à la tête de l’Équipe féminine de gymnastique avec des méthodes plus personnalisées et plus respectueuses des individus. À Rio en 2016, c’est l’une de ses élèves, Simone Biles, qui a été la reine des Jeux Olympiques avec quatre médailles d’or. Quarante ans exactement après les Jeux de Montréal où Nadia Comaneci avait illuminé les Jeux. Quel destin !

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