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Rugby

Éducateurs : Le cadre et la liberté

Graphic Obsession
Cédric Heymans est devenu un très grand joueur de rugby international grâce à l’apport de multiples entraîneurs et éducateurs.

Deux éducateurs qui lui donnent une culture du jeu

Ma carrière s’est bâtie au fil des rencontres avec des éducateurs et des entraîneurs successifs qui ont modelé le joueur que je suis. Chacun m’a apporté son expérience inspirée d’une vision du rugby commune. J’ai d’abord été profondément marqué et formé par deux éducateurs, Jean Farrot et Pierre Neyrat. Ils m’ont entraîné à Brive depuis la catégorie minime 1ère année jusqu’en junior. Ils avaient une conception du rugby qui était inspirée de l’école de Pierre Villepreux et René Deleplace, c’est-à-dire un rugby basé sur le mouvement où l’on doit porter le ballon. La notion de plaisir est au centre de cet enseignement. Aussi pour les gamins que nous étions, c’était formidable et cela m’a donné une envie extraordinaire de jouer. D’autant que cette école du jeu a été très efficace et porteuse de résultats puisque nous sommes devenus champions de France Crabos (juniors).

Des entraîneurs de haut niveau en font un grand rugbyman

Ensuite, je suis allé à Agen où Philippe Motte a pris en charge ma formation technique. Il m’a fait travailler ma passe, mon jeu au pied et m’a modelé en tant que joueur. Puis je suis arrivé au Stade Toulousain où j’ai appris l’esprit de compétition, la volonté absolue de gagner avec toujours cette même philosophie du jeu où l’on nous encourage à la prise d’initiatives, à tenter des choses. À Toulouse, c’est prendre un risque que de ne pas en prendre. Le joueur qui a le ballon a toute liberté pour tenter une action sur le terrain et c’est alors au reste de l’équipe de s’adapter à ce qu’il a entrepris pour poursuivre l’action. Jamais un joueur n’est blâmé d’avoir tenté quelque chose. Cela encourage l’esprit d’initiative.
J’ai eu comme entraîneurs des trois quarts, Philippe Rougé-Thomas puis Jean-Baptiste Elissalde et pour la dimension humaine, Guy Novès qui m’a poussé à toujours nous remettre en question. En équipe de France, Bernard Laporte m’a appris au contraire à respecter rigoureusement un cadre bien défini. Lorsque nous entamions une action celle-ci avait été définie au préalable sur plusieurs temps de jeu, si bien que chacun savait ce qu’il avait à faire et où il devait exactement se trouver sur le terrain. Une chorégraphie très bien orchestrée. Enfin, Christian Badin, mon entraîneur en sélection jeunes qui m’a suivi tout au long de ma carrière, m’a conseillé sur mes choix professionnels.

Aujourd’hui, entraîneur des juniors au Stade Toulousain, je tente de transmettre les multiples enseignements que j’ai reçus et dont j’essaie de faire la synthèse. C’est-à-dire prendre des initiatives à l’intérieur d’un cadre.

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