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Aviron

Le para-aviron à quai !

Charles Delval
Coach d'aviron
Para-aviron – L'interview confinée de Charles Delval
Les rameurs de l’équipe de France de para-aviron ne dérogent pas à la règle. Charles Delval, le coach et ses athlètes sont confinés depuis le 17 mars et ont dû repousser leurs rêves de Tokyo à 2021.

L’idée leur est passée par la tête… Pourquoi ne pas rester confinés tous ensemble ? À l’annonce du confinement généralisé, l’Équipe de France de para-aviron et leur coach Charles Delval était en stage au Temple-sur-Lot, avec encore à l’esprit la préparation pour Tokyo programmé fin août 2020. Puis la réalité sanitaire est réapparue à la surface et tous sont rentrés chez eux.

La perspective désormais : continuer à s’entraîner seul, sans l’horizon des bassins, pour une échéance reportée d’un an. « J’ai pris un coup sur la tête, témoigne Charles Delval. C’est un projet de 4 ans qu’on touchait du doigt et qui tout d’un coup s’envole. Il faut tout repenser. »

Pour les athlètes para encore plus que pour les valides, les contraintes extra-sportives sont revenues comme un boomerang. Certains, aux horaires aménagés spécialement pendant cette année de préparation, ont dû reprendre le travail, d’autres s’occuper de leurs enfants. Avec une incertitude : pourront-ils bénéficier à nouveau de l’accompagnement pré-échéance sportive dans un an ?

Après plus de 3 semaines de confinement, les questions restent encore sans réponse. Charles Delval a décidé d’alléger l’entraînement : « J’ai senti qu’il fallait relâcher. Je leur ai demandé d’en faire un peu moins mais de privilégier la qualité. Si ça dure, on travaillera la visualisation, ce qu’on n’a pas le temps de faire d’habitude et je garde sous le coude quelques entraînements plus ludiques ! »

Habituellement en stage une fois par mois, les athlètes para ont l’habitude de travailler à distance. Ils ont donc ressorti leurs ergomètres personnels, connectés à un logiciel en ligne qui permet, comme en temps normal, à leur entraîneur de suivre leurs séances de chez lui. Des méthodes modernes auxquelles ils sont habitués. Mais tous ont hâte de retrouver la sensation de l’eau, en espérant que les compétitions estivales seront reportées à l’automne pour lancer officiellement la nouvelle saison qui les mènera à Tokyo l’année prochaine.

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