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Tennis

Motivation et récompense, le souvenir du jus d’abricot

Graphic Obsession
Jérôme Neveu s’est entraîné de 12 à 14 ans avec un professeur de tennis singulier, qui a fait grimper sa motivation avec le jus d'abricot qu'il adorait.

S’adapter à son élève

J’ai découvert le tennis avec mon frère sur un court en ciment à côté de chez nous dans un petit village de Bourgogne. On a regardé la finale de Wimbledon à la télé, et ensuite pendant tout le mois d’août on a joué du matin au soir sur ce court. C’est ainsi qu’à la rentrée, j’avais réussi à atteindre le niveau pour suivre un entraînement dans un club, le TC Dijon. Bruno Crouzat-Reynes est devenu mon entraîneur une année plus tard (au vu de mes bons résultats obtenus au niveau régional).
Il a su tout de suite adapter son enseignement au joueur que j’étais. De caractère assez têtu, il n’était pas facile de me convaincre, ou alors il fallait avoir de très solides arguments ! D’abord d’un point de vue technique, comme j’avais plus ou moins appris seul il y avait un certain nombre de choses à revoir. Il fallait pour cela déconstruire certaines bases de mon jeu pour les reconstruire, ce qui avait pour conséquence de me faire régresser en termes de résultats. Une étape pas évidente à faire accepter à un jeune qui a déjà obtenu quelques succès. Mais il a su trouver les leviers.

Une caisse de jus d’abricot comme trophée

Il a vite compris que j’étais joueur dans l’âme, que j’adorais les défis. Il savait que j’adorais les jus d’abricot. Alors, pour me motiver pendant les entraînements, il mettait en jeu un jus d’abricot qu’il m’offrait au club house en cas de réussite. Puis il a monté les enchères jusqu’à un jour me promettre une caisse entière de jus d’abricot. J’ai redoublé d’efforts et je suis parvenu à gagner cette caisse de jus d’abricot qui était un symbole fort pour moi. Je n’en ai plus jamais bu depuis, mais cela m’a énormément marqué.
D’autre part, ce qui faisait la force de son coaching était qu’aucun de ses entraînements n’était morose. C’était quelqu’un d’élégant et d’épicurien, qui donnait envie qu’on lui ressemble. Le voir jouer était ainsi le premier atout de son enseignement : le mimétisme est sans aucun doute un argument très fort pour un entraîneur. D’ailleurs, il a ensuite arrêté d’enseigner le tennis pour ouvrir un restaurant. L’enseignement du tennis s’est mué en …enseignement d’art de vivre !

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