Natation

Les secrets de l’affûtage

Romain Barnier
Coach de natation
Les secrets de l'affûtage
Le soleil se couche tard, les températures dépassent allègrement les 30 degrés. Bienvenue à Majorque dans les coulisses du début de l’affûtage !

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L’affûtage, ce moment sacré où les nageurs vont quitter leur costume de courbatures pour commencer à ressentir un certain état de fraîcheur. Les kilomètres diminuent au profit de séquences plus courtes où les sensations de vitesse apparaissent. Il reste quelques séances de musculation mais, là encore, les répétitions diminuent avec pour objectif de déplacer les poids avec la plus grande vitesse possible.

Mais attention, la période d’affûtage n’est pas un long fleuve tranquille. Sur le chemin qui nous sépare de Rio et des premières courses, il restera des jours où les stigmates de la période foncière peuvent installer le doute dans la confiance relative qui caractérise cette période. Au début tout particulièrement, les changements de sensations dans l’eau et du moral attenant sont parfois violents. Dans les termes d’un nageur, un jour ils peuvent se sentir « légers », « voler sur l’eau » en ayant « des appuis incroyables », et le lendemain être des « plombs » avec des « sabres à la place des mains ». Il faut savoir rester imperméable à ces fluctuations et garder le sourire en toutes circonstances. Plus facile à dire qu’à faire.

En dix ans, j’ai appris que même avec un mauvais affûtage, on peut faire une grande compétition. J’essaie alors surtout de penser à profiter de ces moments qui précèdent la compétition et de communiquer aux athlètes un niveau de confiance et de sérénité qui leur sera essentiel dans leur quête de réussite. Une recette simple mais qui joue un rôle primordial avant la grande bataille. Bon visionnage.

Romain Barnier

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