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Aviron

Para-aviron – Charles Delval, #S’adapter pour performer

Charles Delval
Coach d'aviron
Para-aviron - Charles Delval, #S’adapter pour performer
L’équipe de France de para-aviron a lancé sa saison paralympique. En ligne de mire, pour le coach Charles Delval, les Jeux Paralympiques de Tokyo en août prochain. Avec déjà 3 bateaux qualifiés et l’espoir d’un quatrième, en skiff masculin PR1, au printemps, les espoirs de médailles sont réels. Mais déjà derrière, se profile l’échéance de Paris 2024.

La quiétude du bassin de Vaires-sur-Marne est troublée en ce matin d’automne. Des pelles mécaniques et autres engins de chantier bourdonnent sur la rive. Et pour cause : les travaux des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 ont déjà commencé. Pour l’Équipe de France de para-aviron, l’horizon ne va pas plus loin que Tokyo 2020. Pour la majorité de l’équipe, un mois après les championnats du monde et une pause salutaire, c’est la reprise ce matin. Le début d’une année qui doit amener les rameurs français sur les podiums olympiques.

Ils seront au moins 3 bateaux à Tokyo sur les 4 disciplines au programme : le skiff féminin PR1 (les rameurs utilisent leurs bras et leurs épaules), le deux de couple mixte PR2 (tronc et bras) et le quatre barré PR3 (jambes, tronc et bras). Le skiff masculin aura encore une chance de qualification au printemps.

Pour les 3 bateaux déjà qualifiés, les chances de médailles sont réelles. Nathalie Benoit, qui revenait à la compétition après 6 années de pause, a remporté l’argent mondial en septembre. Perle Bouge et son nouveau coéquipier, Christophe Lavigne, ont quant à eux ramené du bronze. Mais la particularité de l’aviron, c’est de qualifier des embarcations. Les rameurs ne seront peut-être pas ceux qui ont assuré la sélection et si l’entraîneur, Charles Delval, trouve de nouveaux talents rapidement, rien ne l’empêche de les intégrer au programme de haut niveau.

Ce matin, il a donc invité de nouveaux rameurs. Avant de penser performance, il doit d’abord comprendre leur handicap pour connaître leur éligibilité à sa discipline : « On a toujours la performance en ligne de mire mais la difficulté, c’est déjà de constituer une équipe. On doit trouver des athlètes. En para, on peut avoir des athlètes qui arrivent du jour au lendemain et rattraper les autres très vite ».

C’est le cas de Julien Hardi, arrivé sur la pointe des pieds en 2018 et en lice pour disputer ses premiers Jeux Paralympiques : « Je suis devenu paraplégique après un accident du travail, j’étais élagueur. J’ai commencé l’aviron dans un but thérapeutique, et aussi pour m’évader. C’était en janvier 2018 et 3 mois après, Charles m’a appelé. Ça s’est fait très vite car il y avait peu de concurrence. Charles ne m’a pas dit : « Tu vas faire les championnats du Monde ! » Ça a été un cheminement ».

Un cheminement rapide car quelques mois plus tard, Julien découvrait le haut niveau avant de devenir incontournable en skiff masculin. En para-aviron, la progression peut être très rapide, car la concurrence est moins importante que chez les valides. En participant au programme « La Relève », initiée par le Comité Paralympique du Sport Français, Charles Delval espère recruter des plus jeunes en vue de Paris 2024, tout en continuant à allier performance à court terme et ambition à moyen terme.

« Nous, en para, on est tournés vers Paris 2024. Le but, c’est de performer chez nous. On est un peu sur deux vitesses, la recherche de compétitivité avec nos meilleurs, et la recherche d’athlètes. Mais surtout, on cherche de l’émulation pour qu’au final, on sorte les meilleurs »

Pour remplir ses 8 places dans les bateaux olympiques, Charles et ses collègues peuvent compter aujourd’hui sur 9 athlètes de haut niveau. Avec les contraintes professionnelles, tous n’ont pu participer à la première semaine de stage. Si les nouvelles recrues donnent satisfaction, il pourra gonfler son groupe et mettre de l’émulation. En vue de Tokyo 2020, et surtout de Paris 2024. Des Jeux Paralympiques pour lesquels ils connaîtront déjà très bien le bassin de compétition.

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