Tennis

L’agressivité de Pavlyuchenkova

Patrick Mouratoglou
Coach de tennis
L'agressivité de Pavlyuchenkova
Il est des dîners dont on se souvient. En l’occurrence pas forcément pour une bonne raison. En 2009, Patrick Mouratoglou vient de passer un an avec la joueuse russe Anastasia Pavlyuchenkova. De la 300e place mondiale, elle est venue pointer à la 27e place, son meilleur résultat.

Mais lors de ce tournoi de Madrid, la jeune Russe est contrariée. Depuis un an, elle ne joue pas son propre jeu. Son coach la fait jouer trop agressivement, elle qui se considère plus comme une tacticienne, à l’aise pour tromper ses adversaires avec un faux rythme. Elle se sent incomprise. Patrick Mouratoglou n’en croit pas ses oreilles : lui qui lui a fait gagner près de 300 places à la WTA n’a pas su cerner sa joueuse ! Mais attention à ne pas céder au trop-plein d’émotion, le cas Baghdatis est encore vif pour le coach.

Alors, sans ironie, il lui propose de lui laisser les clés. Pour affronter la chinoise Peng le lendemain, il n’y aura pas de briefing et ils en conviennent, pas d’appel au coach en bord de court. Pavlyuchenkova se débrouillera seule et montrera à son entraîneure quelle joueuse elle est vraiment. Mais les faits sont têtus. Le lendemain, la Russe est bousculée comme jamais : menée 6-1 ; 5-2, elle brise le pacte en appelant son coach au secours en bord de court…

 

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