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Jeux Olympiques

#3 – Nadia Comaneci, 39 kilos de perfection

29/08/2019
Une jeune fille de quinze ans allait mettre le monde à ses pieds lors de cet été 1976. La Roumaine Nadia Comaneci, chaperonnée par les époux Károlyi, restera à tout jamais la reine des Jeux Olympiques de Montréal.

Des coachs de génie

Toute leur carrière, les sportifs sont en quête de la perfection. Nadia Comaneci l’a atteinte à 15 ans.
En cet été 1976, la compétition de gymnastique doit être l’un des moments forts des Jeux Olympiques de Montréal. À Munich, quatre ans plus tôt, la Soviétique Olga Korbut avait subjugué le monde. La délégation soviétique revenait en force avec elle et son autre pépite Nellie Kim. Elles étaient bien entendu favorites, mais la Roumanie disposait d’une formidable école de gymnastique. Et surtout, la délégation compte alors en son sein une très jeune fille qui a remporté l’année précédente la quasi-totalité des épreuves des Championnats d’Europe, à l’exception de l’épreuve au sol. Elle s’appelle Nadia Comaneci. Cette compétition va bouleverser à tout jamais son existence. Cette jeune Roumaine a débuté la gymnastique à l’école maternelle avec deux entraîneurs, Duncan et Munteanu, qui s’inscrivaient dans la tradition rigoureuse de l’apprentissage des sports dans les Pays de l’Est. Malgré cela, la petite Nadia s’enthousiasme pour sa discipline. « Je ne savais pas jusqu’où j’irais, mais j’ai aimé ça dès le début » a-t-elle déclaré un jour. Elle poursuit son apprentissage dans le club de la ville d’Onesti, où elle réside. L’école de gymnastique locale est dirigée par un couple d’entraîneurs, Marta et Bela Károlyi, qui vont changer à eux deux l’Histoire de la gymnastique. Car, certes, il y a le joyau pur qu’est cette jeune gymnaste, mais il y a aussi ces deux coachs de génie qui vont l’amener à la perfection de son sport.

Une note historique

Car c’est bien de cela dont il s’est agi ce 18 juillet 1976 lorsque Nadia Comaneci s’est élancée sur les barres asymétriques. Elle accomplit plusieurs mouvements sans temps mort quand, à cette époque, ses adversaires n’en réalisent qu’un seul et marquent une pause avant d’en enchaîner un autre. Lorsqu’elle est retombée au terme d’une sortie impeccable avec une réception sans un mouvement parasite, la foule s’est levée avant d’applaudir à tout rompre puis de se muer dans un silence pesant. Celui qui annonce un évènement historique. Le panneau de la société Omega où sont affichées les notes met du temps pour délivrer la note de la gymnaste roumaine. Avant d’afficher un 1.00 sur 10 qui ne correspond pas du tout à la merveille de performance que vient de réaliser la jeune fille. Avant le début de la compétition, la société Omega avait demandé aux organisateurs si les tableaux d’affichage devaient être actualisés afin de pouvoir proposer quatre chiffres. La Fédération internationale de gymnastique n’avait pas répondu à leur demande. Aussi, il fut impossible d’afficher la note historique puisque inédite aux Jeux Olympiques, le 10.00 que les juges venaient de délivrer à Nadia Comaneci. La note de la perfection qui allait faire de cette jeune roumaine la grande star de ces Jeux Olympiques de Montréal. Elle remporte également lors de ces Jeux Olympiques la médaille d’or dans l’épreuve individuelle à la poutre, la médaille d’or au concours général, la médaille de bronze au sol l’argent dans l’épreuve par équipes… Quatre ans plus tard, alors qu’elle est devenue une jeune femme, Nadia Comaneci termine 2e du concours général derrière Yelena Davydova mais conserve son titre olympique à la poutre et remporte la médaille d’or au sol, qu’elle partage avec la Soviétique Nellie Kim. De nouveaux trophées pour le couple Károlyi avant qu’ils ne fuient la Roumanie de Ceausescu, comme Nadia Comaneci, pour les États-Unis vers un nouveau destin.

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