Afin de mieux vous servir et d’améliorer l’expérience utilisateur sur notre site, nous mesurons son audience grâce à des solutions utilisant la technologie des cookies. Les données collectées permettent de fournir uniquement des données statistiques anonymes de fréquentation. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies. Si vous souhaitez en savoir plus ou refuser les cookies et les paramétrer, cliquez ici.

X
Bien-être

Courir pieds nus, une nouvelle tendance ?

160509_SVS_CoursePiedsNus_shutterstock_357909758 - recadré
De plus en plus de coureurs se mettent à courir pieds nus. Le "barefoot running", une mode qui vient des États-Unis, fait de plus en plus d’adeptes. Explications.

Un retour aux sources

Dans la course à pied, comme dans tant d’autres activités sportives, on constate une envie de revenir aux origines de la discipline. Pour le running, de plus en plus de personnes courent soit avec des chaussures aux semelles très fines, les fameuses « 5 fingers », soit pieds nus.. D’ailleurs, les hommes se sont longtemps déplacés pieds nus, ou le font encore dans certaines régions du globe comme dans la Corne de l’Afrique. Le pied a donc été modelé pour courir nu et longtemps. C’est ainsi que l’homme est parvenu à survivre, en courant plus longtemps que ses proies. Il est devenu un animal endurant ou bien, selon que l’on privilégie Lamarck ou Darwin, c’est parce qu’il était endurant qu’il a survécu. Toujours est-il que son pied a été modelé par ces centaines de milliers d’années de course à pied. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si ce sont justement les coureurs venus du Kenya ou d’Ethiopie qui dominent les courses d’endurance. En effet, ces coureurs ont passé l’essentiel de leur enfance et de leur adolescence à courir pieds nus. Abebe Bikila, le premier champion olympique africain a ainsi remporté le marathon des Jeux de Rome en 1960 en courant pieds nus. Nombre d’experts assurent que ces coureurs tirent un avantage conséquent de courir pieds nus depuis leur enfance. Cela leur donne une excellente qualité de pied, c’est-à-dire une tonicité de la voûte plantaire. Mais courir pieds nus offre d’autres avantages.

Pieds nus, moins de blessures ?

La chaussure est un carcan, elle enserre le pied. Or, celui-ci gonfle en courant, la chaussure le comprime donc nécessairement. Cela peut provoquer des ampoules, ou tout du moins des frottements. Ceux qui courent pieds nus par exemple ne connaissent pas le problème de l’ongle noir, sclérosé par la butée sur la chaussure. Mais surtout, ne plus avoir de chaussures change considérablement les répercussions de la foulée sur le reste du corps. On a constaté que cela diminuait les traumatismes sur les tendons, les muscles, et même la colonne vertébrale. Les membres de la tribu indienne de la Sierra Madre au Mexique, les Tarahumaras, évoqués dans le livre Born to run de Christopher McDougall, courent plusieurs dizaines de kilomètres par jour pieds nus et ne souffrent d’aucun traumatisme ; alors que tous les runners avec leurs supers chaussures de course ont tous un jour ou l’autre connu des blessures. L’appui pieds nus demeure beaucoup plus naturel qu’avec une chaussure, même si celle-ci amortit les vibrations. Il est plus efficace aussi, car la plante des pieds et les orteils s’adaptent davantage aux accidents du terrain qu’une semelle de chaussure. Par ailleurs, celle-ci amène les coureurs à attaquer le sol avec le talon, ce qui provoque une foulée beaucoup moins dynamique qu’avec la pointe des pieds ou la voûte plantaire. On constate d’ailleurs que les coureurs de la Corne de l’Afrique ont des foulées avec des attaques de pieds beaucoup plus en pointe.

Attention ! S’y mettre très progressivement

Bien entendu, la difficulté c’est ensuite de trouver des terrains où l’on peut courir pieds nus sans se blesser. Les équipes de football ou de rugby après un match effectuent souvent leur décrassage sur la pelouse pieds nus. Les pelouses des stades sont en effet des endroits propices pour courir pieds nus. Mais en général, la tendance est de courir avec des chaussures qui disposent de semelles très fines, des chaussures dites minimalistes. Il y a des modèles avec différentes épaisseurs jusqu’à des semelles extrêmement fines qui s’avèrent presque comme des gants, les « 5 fingers ». Il est d’ailleurs conseillé d’utiliser d’abord ces chaussures avant de courir totalement pieds nus. De toute façon, il faut y aller très progressivement. En effet, passer d’une foulée classique où le talon touche le sol en premier à une autre où la plante du pied est la première à entrer en contact avec le sol ne se fait pas du jour ou lendemain. Et courir pieds nus en atterrissant sur les talons augmente fortement le risque de blessure… Cela prendra plusieurs mois et une bonne écoute de son corps pour avoir la bonne attitude.

 Mais après, cela devient un vrai plaisir, les sensations sont en effet beaucoup plus fortes que de courir avec des chaussures. Les stimuli sont plus nombreux et l’on ressent alors un autre plaisir de courir.

 

S’abonner à la newsletter