Afin de mieux vous servir et d’améliorer l’expérience utilisateur sur notre site, nous mesurons son audience grâce à des solutions utilisant la technologie des cookies. Les données collectées permettent de fournir uniquement des données statistiques anonymes de fréquentation. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies. Si vous souhaitez en savoir plus ou refuser les cookies et les paramétrer, cliquez ici.

X
Santé

Espérance de vie des sportifs de haut niveau : l’étonnante étude

shutterstock_212882305-recadre
La chercheuse Juliana Antero-Jacquemin a mené une grande étude épidémiologique sur l'espérance de vie de l’élite sportive. Les résultats sont très surprenants.

Les bienfaits de l’activité sportive sur l’espérance de vie

Le sport de haut niveau est constamment associé à des notions d’excès. En raison de leur entraînement intensif, de l’évocation récurrente des problèmes de dopage, le grand public ne considère pas les sportifs de haut niveau comme des personnes saines. C’est pourquoi les conclusions de l’étude épidémiologique menée par la chercheuse de l’INSEP Juliana Antero-Jacquemin en novembre 2016, Activité physique intense : les bénéfices sur la santé des sportifs de haut niveau, vont à l’encontre des idées reçues.
Elle a étudié la mortalité de 2 596 sportifs ayant disputé les Jeux Olympiques de 1948 à 2010 et de 786 participants au Tour de France entre 1947 et 2010. Juliana Antero-Jacquemin a ensuite comparé la mortalité des sportifs avec la mortalité de la population générale. Des études ont déjà montré qu’une pratique quotidienne de 15 minutes de sport à intensité moyenne diminue la mortalité de 14 %. Mais il est intéressant de voir ce que la pratique ultra-intensive peut avoir comme conséquences sur la mortalité.

Des résultats surprenants chez les « olympiens et les cyclistes »

« Nous avons constaté que la mortalité des athlètes hommes était de 50 % inférieure à celle de la population générale et qu’elle était chez les athlètes femmes inférieure de 46 %, explique la chercheuse. Chez les cyclistes, cette diminution est de 41 %. » Ce résultat très surprenant peut s’expliquer par le simple fait que les sportifs de haut niveau ont une vie plus saine que la moyenne des Français. Ils repoussent certes leurs limites, mais parallèlement consomment moins d’alcool et, en général, ne fument pas. Beaucoup d’entre eux vont, après leur carrière, continuer une activité sportive dont on sait qu’elle sera bénéfique pour la santé. La chercheuse a également comparé la mortalité des cyclistes qui ont pris part aux différents Tours de France avec les grandes phases de dopage répertoriées : les amphétamines dans les années 60, les anabolisants dans les années 70 et 80 et l’EPO dans les années 90. Et là, surprise encore, on constate encore une mortalité bien plus faible chez les cyclistes dans ces périodes que chez les Français moyens…

Enfin, la chercheuse a mis en rapport la mortalité des sportifs avec les grandes causes de mortalité. Elle a ainsi constaté une baisse des décès dus aux cancers de 50 % chez les Olympiens comparativement à la population moyenne ; et de 47 % en ce qui concerne les maladies cardio-vasculaires. Ce chiffre est respectivement de 44 % et 33 % chez les cyclistes. Des conclusions surprenantes, mais pas illogiques. Le sport, même pratiqué de manière intensive, est excessivement bon pour la santé.

S’abonner à la newsletter