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Nutrition

Faites-vous partie des 25 % de Français flexitariens ?

Le flexitarisme est une tendance alimentaire qui se développe à grand pas. Explication.

Un régime consensuel

Après l’apparition de moult régimes ou de conduites alimentaires dont nous nous sommes parfois fait l’écho, voici une pratique qui pourrait, au final, faire consensus et réunir beaucoup de monde. Car elle repose sur plusieurs principes à la fois simples et cohérents. Le constat de départ, c’est bien entendu le réchauffement climatique et la part considérable de l’élevage dans ce phénomène. En 2017, d’après le journal Le Monde, l’ONU estime que l’on a produit 323 millions de tonnes de viande dans le monde. Une production qui a des effets écologiques très importants.

C’est pourquoi les experts du GIEC ont conseillé dans leur 5e rapport que l’on diminue drastiquement notre consommation de viande. D’autant que la production animale pourrait, selon les experts de la FAO, atteindre 524 millions de tonnes en 2080. Ce qui serait dramatique pour l’évolution du climat.

Le flexitarisme correspond à cette prise de conscience citoyenne de la nécessité de diminuer individuellement son empreinte carbone. Il consiste à limiter sa consommation en viande et poisson sans s’en priver pour autant. On garde par exemple la tradition du gigot ou du poulet du dimanche. Ou bien on mange du poisson au restaurant ou chez des amis. Mais au quotidien, chez soi, on cuisine plutôt des légumes, des pâtes, du riz…

Un quart des Français…

Le concept est né au début des années 2000 aux États-Unis, notamment sous la plume du célèbre critique culinaire du New York Times Mark Bittman qui prônait la diminution de la consommation de viande. En 2007, il donne une célèbre conférence intitulée : « What’s wrong with what we eat? » (Qu’est-ce qui ne va pas avec ce que nous mangeons ?). Déjà en 2001, le chef étoilé Alain Passard avait retiré la viande rouge de ses menus. C’est donc un mouvement général qui dispose même de son site internet. Le flexitarisme s’inscrit dans le sens de l’histoire. S’y ajoute un effet d’aubaine économique : la viande coûte beaucoup plus chère que les légumes, les céréales, les pâtes, le riz. Si bien qu’il y a un climat général pour une moindre consommation de viande. C’est le cas de Chrystelle, responsable de formation : « cela s’est fait progressivement et assez naturellement. Les raisons premières étaient les conséquences pour la planète mais également la souffrance animale. J’ai donc mangé de moins en moins de viande et aujourd’hui, je n’en ai plus du tout envie. Ce n’est pas qu’une question de principe, c’est aussi devenu une affaire de goût et de besoin. Je ne me l’interdis pas, je ne mange plus du tout de viande rouge mais encore du poisson, des œufs et parfois de la viande blanche comme du poulet. »

Le flexitarisme se développe essentiellement dans les pays industrialisés car ce sont eux qui concentrent cette consommation excessive de viande. La consommation annuelle de viande dans le monde est en moyenne de 43 kilos par habitant. Or elle est de 76 kilos pour les pays développés et atteint 86 kilos en France. Alors qu’elle n’est que de 33 kilos dans les pays dits en voie de développement. Le flexitarisme est donc d’abord une nécessité occidentale. On estime que 7 % des Américains se disent aujourd’hui flexitariens dans ce pays où la viande appartient très fortement à l’identité culturelle de la nation. En France, une enquête publiée par Le Figaro le 4 avril 2018 avance qu’un quart des Français seraient flexitariens. Une proportion déjà très conséquente et qui devrait encore beaucoup progresser dans les années à venir.

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