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Nutrition

Le jeûne revient en force

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De plus en plus de personnes s’astreignent quelques fois par an à un jeûne. Une tendance qui se développe, mais qui demeure contestée.

Le jeûne : une vieille pratique qui revient au goût du jour

Voilà une pratique séculaire qui commence à connaître un réel essor. Ou plutôt qui revient dans notre mode de vie. Car, les Hommes, du temps où ils vivaient de la chasse et de la cueillette, devaient jeûner. Mais c’était alors un jeûne subi, dû à un manque de gibier ou de baies. L’organisme s’est habitué à ces périodes sans aucun apport de nourriture. De la même manière, on peut observer que, lorsqu’ils sont malades, les animaux s’abstiennent de s’alimenter. Le jeûne est d’ailleurs préconisé par toutes les religions. C’est également une vieille forme d’auto-guérison recensée dans nombre de médecines traditionnelles.
Aujourd’hui, il est utilisé à des fins thérapeutiques dans d’autres pays comme le Japon, la Russie ou encore l’Allemagne où il est, dans certains cas, remboursé par les assurances. La célèbre méthode Büchinger y a d’ailleurs été développée et ce depuis 1953. Cette méthode considère que le jeûne a un effet de détoxication sur l’organisme qui intervient lorsque celui-ci puise dans ses réserves, après le deuxième jour de jeûne. Cela entraînerait une normalisation du taux de sucre, d’insuline et des lipides, une diminution de la masse graisseuse, une mise au repos des organes digestifs, une modification de la flore intestinale, l’arrêt de l’ingestion d’antigènes et de substances pro-inflammatoires, une élimination de l’excès de sel… Une méthode à base de jeûne relatif, de repos, de massage et d’activité physique.

Jeûne et randonnée

En effet, si le jeûne n’est évidemment pas compatible avec une activité physique intense, il est possible de le concilier avec des activités physiques légères comme la randonnée. Il existe ainsi des stages d’une semaine où l’on pratique en groupe un jeûne partiel et de la randonnée. Cela semble efficace pour perdre du poids* sans en reprendre dans les mois qui suivent. Attention néanmoins, la capacité à jeûner dépendrait d’une prédisposition génétique. Dès lors certains le vivent moins bien et peuvent souffrir de maux de tête, de crampes abdominales… C’est pour cela que si l’on envisage un jeûne de plus de vingt-quatre heures, il faut consulter un médecin.
En France, les médecins sont de manière générale peu convaincus par les bienfaits d’un jeûne. Une thèse de médecine, réalisée en France en 2012, a répertorié toutes les publications scientifiques sur le jeûne. Elle pointe les résultats positifs de cette pratique sur la polyarthrite rhumatoïde, le syndrome de l’intestin irritable, le syndrome douloureux chronique, la qualité du sommeil, la détoxication de certains pesticides et dioxines, le cancer, et même l’amélioration de l’humeur. Mais fait aussi état de protocoles scientifiques peu rigoureux. Bref, la science se montre encore assez perplexe devant cette pratique pourtant millénaire, dont déjà Socrate vantait les mérites.

*Les résultats peuvent varier d’un individu à un autre

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