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La périostite, le mal du siècle des coureurs

Le docteur Geoffrey Wandji est un médecin du sport, co-fondateur de « Running Care», une application mobile médicale dans laquelle on trouve des programmes de prévention et d’auto-rééducation pour soulager les douleurs et blessures liées à la pratique du running. Il évoque pour Votre Coach by Groupe BPCE les problèmes liés à la périostite, ce mal récurrent chez les coureurs à pied.

Qu’est-ce la périostite ?

C’est une blessure très fréquente chez les runners (20 % d’entre eux seraient concernés selon Lopes et al, 2012*). Elle est due à de multiples facteurs et liée à des petits traumatismes à répétition. Le mécanisme serait a priori une inflammation de l’enveloppe qui entoure l’os du tibia.

Quels sont les symptômes ?

On ressent une douleur au niveau de la face avant interne du tibia. Ces douleurs surviennent à la fin et après l’effort et peuvent rester entre 48 et 72 heures. Il est conseillé de consulter un médecin afin de s’assurer que le diagnostic est le bon et surtout d’écarter la possibilité d’une fracture de fatigue.

Quelles sont les causes de cette inflammation ?

On ne sait pas exactement. On imagine qu’il s’agit d’un manque de mobilité du périoste (la membrane qui entoure l’os du tibia). Ce qui créerait des adhérences dans une zone où il y a de nombreuses terminaisons nerveuses.

Pourquoi les femmes sont-elles plus sujettes à cette pathologie ?

Les femmes comme les débutants en course à pied sont des populations plus à risque. Cela pourrait être lié au fait qu’elles se sont mises plus tardivement à la course à pied avec des objectifs de compétition et de performance. C’est cette augmentation des charges d’entraînement associée à une technique de course non optimisée qui engendre ce type de blessure.

Comment traite-t-on une périostite ?

Il y a plusieurs axes de traitement. D’abord, il convient de travailler sur les facteurs biomécaniques et posturaux en faisant une évaluation avec un podologue. Il peut ainsi être amené à faire des semelles pour corriger la position du pied. Ensuite, il y a le traitement rééducatif qui consiste à travailler sur la lutte contre la douleur et l’inflammation. Il se fait avec le kinésithérapeute qui va notamment chercher à améliorer la mobilité de l’aponévrose**, détendre le muscle tibial postérieur et effectuer un travail de renforcement musculaire et proprioceptif. Il s’agit de donner davantage de souplesse aux articulations car la périostite peut aussi venir d’anciennes entorses de chevilles mal soignées. Le troisième axe est tourné essentiellement sur un travail spécifique de la technique de course et de l’adaptation de l’entraînement pour éviter les changements trop brusques qui peuvent être source de blessures.

Que peut-on faire pour prévenir et éviter la récidive ?

Il est fondamental de travailler sur les différents points décrits précédemment dans les axes de traitement. La part de renforcement et de travail sur la technique de course est ici primordiale.

 

* What are the main running-related musculoskeletal injuries ? Lopes AD, et al. Sports Med 2012 doi: 10.2165/11631170

** Une aponévrose est un large feuillet de tissu fibreux qui relie un muscle à son point d’attache (sorte de tendon aplati).

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