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Le cheerleading gagne la France

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Comme tant de choses venues des États-Unis, le cheerleading commence à se développer en France. Découverte de cette discipline spectaculaire et très populaire outre-Atlantique.

Le cheerleading contre les brimades des professeurs

Le cheerleading trouve ses origines dans les collèges américains, lors de manifestations étudiantes au début du XIXe siècle, qui visaient à répondre aux brimades de leurs professeurs. À la suite de ces manifestions, les étudiants ont commencé à s’organiser en mouvements afin de gérer leurs activités en dehors de l’emprise des enseignants. Ces associations sont ainsi venues à s’exprimer lors des rencontres sportives tout en supportant l’équipe de leur collège. Parallèlement, en Angleterre, les étudiants ont commencé à soutenir les équipes de leurs universités de manière structurée. Ils ont emporté avec eux aux États-Unis cette tradition au gré des vagues d’émigration outre-Atlantique. Et dans la deuxième partie du XIXe siècle, ce mouvement des supporters des équipes universitaires, le cheerleading, a vraiment pris corps. « Cheer » signifiant « encourager » en anglais, c’est devenu une véritable institution aux États-Unis avec de réelles compétitions jusqu’à devenir un sport qui a depuis essaimé à travers le monde. Et bien entendu en France.

Une discipline extrêmement spectaculaire

Ces formes d’encouragement ont évolué vers de vraies chorégraphies et des mouvements de gymnastique par équipe avec des figures acrobatiques complexes. « Chaque équipe est composé de 24 membres, explique Frédéric Zenouda, membre du club de Charenton-le-Pont, les Cheer Excess. Ces équipes disposent de 2’30 pour effectuer leur enchaînement, la « routine ». Elles ont des figures imposées et des chorégraphies libres. Les athlètes forment ainsi des pyramides, effectuent des porters, des lancers, ponctués par d’autres figures comme le stunt et le tumbling. Les « scands », ces encouragements qui précèdent la routine, étaient à l’origine destinés à encourager les équipes universitaires, et se font maintenant au nom des clubs ou des équipes nationales. Les programmes sont extrêmement physiques et très techniques. Les compétitions sont ainsi devenues fortement spectaculaires. »

Une organisation rodée à l’international

Comme pour le patinage artistique, les équipes sont évaluées par un jury composé de cinq juges qui évaluent le degré de difficulté des figures et leur réalisation et deux juges qui appliquent des pénalités. Il y a une centaine de fédérations dans le monde, dont les plus importantes sont les États-Unis bien entendu, l’Angleterre mais aussi la Chine, la Thaïlande. « Il existe quelque 90 clubs dans toute la France, relève Frédéric Zenouda. À Charenton, nous comptons environ 120 licenciés. Nous avons remporté les Championnats de France quatre fois de suite et nous représenterons donc notre pays lors des prochains Championnats du Monde. » Ils se tiendront à Orlando du 26 avril au 1er mai. Suivront les Championnats de France à Eaubonne le 7 mai. L’occasion de découvrir cette discipline originale et en pleine expansion.

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