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Santé

Les secrets de la bonne santé des tribus d’Amazonie et d’Afrique de l’Est

Plusieurs études menées sur des tribus en Amazonie et en Afrique de l’Est prouvent que l’activité physique est primordiale pour la santé.

Une santé de fer

Claude Lévi-Strauss a montré le premier tout ce que les civilisations dites « primitives ou premières » pouvaient enseigner au monde occidental en terme de mode de vie, de philosophie, de rapports sociaux et d’organisation politique. Aujourd‘hui, les scientifiques s’intéressent plus particulièrement au mode de vie de ces populations, afin de voir ce que peuvent nous apprendre ces peuples sur le plan de la santé. C’est ainsi que des études récentes se sont attachées à observer plus particulièrement deux tribus : les Tsimané et les Hadza. Les scientifiques ont d’abord réalisé un bilan de santé pour mieux comprendre pourquoi il y avait autant de personnes en bonne santé. La première étude, publiée par la revue Lancet et reprise par Le Monde, porte sur la tribu des Tsimané qui vit dans la forêt bolivienne et qui est suivie par des médecins depuis plus de seize ans. Ces derniers ont constaté que les Tsimané ne connaissent pas de problème d’obésité, ni de diabète et encore moins de cholestérol, des pathologies qui sévissent en Occident. Les scientifiques ont également constaté que les Tsimané ne souffraient de quasiment aucune coronaropathie (maladies vasculaires). Leurs artères n’ayant aucune aspérité ni calcification. 705 Tsimané âgés de 40 à 94 ans, soit un nombre significatif pour ce genre d’étude, ont accepté de passer un scanner afin de calculer leur risque coronarien. Ce score s’est révélé nul chez près de 85 % des individus testés, explique Le Monde. 13 % avaient un score entre 1 et 100, soit un risque coronarien faible, et moins de 3 % avaient un score supérieur à 100, témoignant d’un risque modéré. Même après 80 ans, la plupart ont toujours des artères saines.
Les scientifiques ont essayé de comprendre ces résultats  et ont étudié le mode de vie des Tsimané. Leurs journées se répartissent entre la pêche, la chasse, quelques travaux aux champs, l’éducation des enfants et la préparation des repas dont les caractéristiques sont d’être riches en fibres et pauvres en aliments transformés et en graisses saturées. Leurs repas se composent essentiellement de poisson, viande sauvage, riz, plantain, manioc, maïs, fruits…

Une activité physique débordante

Mais au-delà de l’alimentation, pour les chercheurs, la principale explication de cette bonne santé réside dans l’activité physique intense et quotidienne des Tsimané. Dans une étude publiée en 2013 dans Plos One, explique Le Monde, l’équipe de Hillard Kaplan avait évalué leur niveau d’activité physique avec des accéléromètres. Les hommes sont physiquement actifs six à sept heures par jour en moyenne, les femmes quatre à six heures. Une chasse peut durer plus de huit heures, pendant lesquelles ils parcourent 18 kilomètres. Moins de 10 % de leur journée est dévolu à des activités sédentaires, quand la proportion est supérieure à 50 % dans nos sociétés industrielles. Il faut donc bouger pour vivre bien.
Ce constat est corroboré par une autre étude relatée par Le Monde, réalisée sur une autre tribu de chasseurs-cueilleurs (les Hadza) par le professeur en anthropologie de l’évolution à l’université de Duke en Caroline du Nord Herman Pontzer, et publiée dans la revue Obesity Reviews. Ce peuple vit au nord de la Tanzanie près de la frontière kényane. L’étude a porté sur 192 personnes. Les chercheurs n’ont décelé aucun individu obèse et seulement deux se trouvaient en excédent de poids pour leur gabarit. Comme pour les Tsimané, ils n’ont constaté chez ces personnes aucun problème de diabète ni de cholestérol, et tous ont des artères en parfait état.
Ce qui unit ces deux peuplades dans leur mode de vie, c’est une activité physique importante. Pas forcément intense, mais longue. Ainsi, Le Monde rapporte que les Hadza effectuent 135 minutes d’activité physique par jour alors que l’OMS recommande 150 minutes par semaine. Par ailleurs, hommes et femmes, jeunes et vieux, marchent entre six et neuf kilomètres par jour. Un mode de vie dont on sera certainement un jour obligé de se rapprocher.

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