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Nutrition

Le régime sans gluten en question

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Le régime sans gluten, un temps à la mode chez les sportifs, continue de faire des émules. Une tendance durable donc et un marché qui se développe en France pour la plus grande satisfaction des malades mais aussi celle des individus qui font le choix de manger sans gluten.

Un mode alimentaire qui fait de plus en plus d’adeptes

Nombreux sont les sportifs qui ont entrepris de se mettre au régime sans gluten. L’exemple du tennisman Novak Djokovic a particulièrement marqué les esprits, car sa phase de régime a coïncidé avec une forte période de progression de sa part. Puis Jo-Wilfried Tsonga a atteint les demi-finales de Roland Garros alors que lui aussi se mettait au régime sans gluten. Enfin, mêmes effets pour l’Écossais Andy Murray. Le gluten est un ensemble de protéines que l’on retrouve dans le blé, l’orge, le seigle, et donc dans le pain, les pizzas, les pâtes… Le régime est donc contraignant ! Pourtant depuis 2009 le marché du sans gluten connaîtrait une croissance de 30 % à 47 % par an.
L’effet de mode chez les sportifs, qui ont souvent des comportements assez grégaires lorsqu’ils voient quelqu’un réussir avec une méthode singulière, semble donc durer. Novak Djokovic a ainsi vraiment fait école. Il a argumenté sa démarche dans un livre et expliqué qu’il se sentait mieux dans son corps et qu’il n’avait plus de coups de fatigue comme auparavant. Compte tenu de son évolution sportive spectaculaire, il est possible que Novak Djokovic ait souffert à la base d’une intolérance au gluten. Car avant d’être une mode de régime alimentaire pour certains sportifs de haut niveau, l’intolérance au gluten relève d’une vraie pathologie, également appelée maladie cœliaque. Elle toucherait de 0,5 à 1 % de la population et se développe dans les pays occidentaux, en raison notamment de la culture de nouvelles formes de blés, calibrés pour l’industrie alimentaire. Ces blés comportent un taux de gluten plus important afin de répondre à certains critères de fabrication des produits à base de blé comme les gâteaux, les brioches ou le pain. Les industriels ajoutent aussi du gluten dans certains aliments afin de les épaissir.
Cette intolérance, qui est plus ou moins importante suivant les individus, provoque douleurs, diarrhées, fatigue et maux de tête. On estime que seules 15% des personnes qui souffrent de ce problème ont été détectées. Des travaux récents ont révélé que cela pouvait également avoir une influence sur le comportement. Il est évident que ces personnes doivent suivre un régime sans gluten et qu’elles s’en porteront mieux, également dans leur vie personnelle. Et en conséquence, elles seront également plus performantes dans leur activité sportive. La difficulté de se procurer des produits sans gluten est maintenant dépassée, grâce notamment à la multiplication des marques dans les rayons des grandes surfaces et au développement des magasins dédié aux produits sans gluten. Même les petits boulangers tendent à suivre cette voie et à proposer du pain sans gluten dans leur commerce de proximité.

Un problème de santé publique

Le débat se porte maintenant sur les personnes qui ne sont pas hyper sensibles au gluten, mais qui entendent poursuivre un tel régime malgré tout. Comme cela était le cas de Jo-Wilfried Tsonga, qui y a d’ailleurs depuis renoncé. En effet, aujourd’hui aucune étude n’est venue démontrer que se priver de gluten améliorait la performance. En revanche, il est fort probable que pour les sujets qui ne sont pas allergiques, l’absence de gluten peut s’avérer néfaste. Au fond, l’origine du problème vient de la culture industrielle du blé, de la transformation des différents types de blés vers des formes destinées à répondre aux critères de fabrication de l’industrie alimentaire. Mais il y aujourd’hui une vraie prise de conscience des sportifs de haut niveau sur la nécessité d’une alimentation saine, dans la mesure où le moindre problème de santé a de vraies conséquences sur leur rendement sportif. D’ailleurs Novak Djokovic a confié dans une interview au journal l’Équipe : « Je me sens mieux dans mon être, en tant que joueur et aussi dans ma vie quotidienne. Nous sommes entrés dans une ère où chacun essaie de faire attention à son corps, à son hygiène de vie, à son bien-être. À ce qu’on mange et à ce qu’on boit. Tout cela concourt également à se sentir bien dans sa tête. La santé, ce n’est pas une affaire de docteur. C’est une responsabilité individuelle. »

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