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Bien-être

Les secrets de la cryothérapie

La cryothérapie est en vogue chez les sportifs. © Shutterstock
Cette méthode de préparation et de traitement des sportifs n’est pas forcément nouvelle, mais prend de l’ampleur dans les modes d’entraînement. À la découverte de la cryothérapie.

D’où vient la cryothérapie ?

C’est une image récurrente dans les reportages sportifs. Des athlètes, des rugbymen qui se plongent après l’effort dans des cuves remplies d’eau et de glace. Il y a ainsi fort longtemps que l’on traite les sportifs par le froid pour ses vertus anti-inflammatoires. Les Soviétiques, précurseurs de la science sportive, ont poussé plus loin les études sur les effets du froid sur l’organisme, qui étaient connus et utilisés pour le traitement de la douleur et notamment des rhumatismes. Ils ont saisi l’intérêt que l’on pouvait en tirer dans le sport. Et c’est ainsi que les sportifs soviétiques, dès la préparation des Jeux Olympiques de Moscou en 1980, ont été exposés à des froids importants pour la récupération et la guérison de certaines blessures. Ensuite, les Pays nordiques, qui par tradition plongeaient les corps fatigués dans le froid, ont mené des études sur des méthodes plus encadrées. C’est ainsi que la Finlande, la Pologne et l’Allemagne ont été des nations pionnières dans le développement de la cryothérapie. Au début, on plaçait certaines parties du corps et notamment les membres inférieurs dans des solutions glacées. Ensuite, on en est venu à plonger entièrement le corps (sauf la tête) dans des températures extrêmement basses.

Quel en est le principe ?

Il s’agit de créer un choc thermique qui, selon les scientifiques de l’INSEP, « génère une vasoconstriction et une stimulation des récepteurs thermiques du derme. » La température du corps descend ainsi en quelques instants de 37°C à 5 à 7°C. Cette baisse de la température touche les tissus, provoquant un effet anti-inflammatoire. En outre, ce froid ralentit la conduction nerveuse et diminue donc la douleur.

Comment se passe une séance ?

Une séance de cryothérapie se fait dans une chambre spéciale ou dans un sauna. Pour le premier procédé, il y a en fait deux chambres, l’une préliminaire où la température se situe entre -50 et -70°C ; et une chambre principale, où cette fois la température descend jusqu’à -110°C. Le froid est généré par l’évaporation d’azote liquide. Dans le sauna, la température est encore plus basse, entre -120 et -150°C. Le sportif doit être muni de gants, de chaussettes et d’un maillot de bain spécial de protection. Les séances durent entre 2 et 4 minutes et doivent être répétées dans le temps pour être efficaces.

La cryothérapie, pour quoi faire ?

On utilise la cryothérapie, historiquement et habituellement, pour la récupération des sportifs. Désormais, les sportifs y ont aussi recours avant la compétition afin de se préparer à l’effort. D’après le docteur Gérard Guillaume, ex-médecin de l’équipe cycliste de la Française des Jeux, elle stimule les défenses immunitaires et a un effet positif sur le stress oxydant lié à la pratique sportive. Par ailleurs, ce traitement aurait des effets bénéfiques sur les troubles de l’humeur et de l’anxiété. Enfin, il semblerait que la cryothérapie soit un apport non négligeable pour les disciplines d’endurance, sans oublier ses vertus anti-inflammatoires et antalgiques. À noter que la cryothérapie doit absolument être réalisée sous surveillance médicale.

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