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Santé

Sports d’hiver : les femmes plus exposées aux blessures… 


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La rupture des ligaments du genou est une blessure récurrente sur les pistes de ski. Elle touche en priorité les débutants, les personnes peu sportives et les femmes. Nos conseils pour réduire les risques.

En route pour les pistes ! La neige est tombée en masse récemment et les stations de ski font le plein. Mais c’est aussi en ce moment que les médecins prennent en charge le plus de blessés… Car le risque d’accidentologie en sport d’hiver est une réalité. Et il est multiplié pour les débutants, les femmes, les personnes en surpoids, ou celles qui ne pratiquent pas régulièrement une activité physique. La pathologie la plus fréquente demeure l’entorse du genou, une lésion qui peut entraîner – outre une intervention chirurgicale suivie d’une rééducation – une instabilité chronique de l’articulation, une gêne fonctionnelle dans la pratique de certains sports, et une arthrose précoce. « Sur les pistes, environ 15 000 personnes sont victimes chaque année de ruptures du ligament croisé antérieur », déplore le Docteur Jean-Dominique Laporte. « Au cours d’une chute, le ligament aura plus de mal à résister si les muscles de la jambe sont fatigués, n’opérant pas correctement leur travail de verrouillage du genou ».
On l’a compris, la pratique du ski nécessite certes de respecter des règles élémentaires de sécurité, mais aussi d’agir en prévention. C’est pourquoi il est conseillé de s’astreindre à une petite préparation physique pendant 2 à 3 semaines avant le départ. L’objectif : solliciter les quadriceps et ischio-jambiers afin de gagner en tonus musculaire. L’idéal reste la pratique du vélo, du footing, du roller ou de la marche rapide. Ajoutée à une petite séance d’étirements, vous verrez alors les risques fondre comme neige au soleil…
« Les femmes sont plus exposées »

Le docteur Jean-Dominique Laporte est membre de l’association des médecins de montagne, qui agit pour la prévention des accidents.
Peut-on définir un profil type des blessés ? Chez l’adulte, les victimes sont souvent des débutants et des personnes peu sportives. Et la femme de plus de 25 ans est 3,5 fois plus exposée que l’homme ! Cette fragilité s’explique d’un point de vue morphologique par l’horizontalité du bassin. Lors d’une chute, un homme aura tendance à se réceptionner accroupi, alors que la réception d’une femme se fera debout. Cette position sollicite les quadriceps (dessus de la cuisse) et non les ischio-jambiers (dessous) qui jouent un rôle de verrouillage musculaire et de protection des ligaments.

L’entorse du genou reste la principale lésion rencontrée ? En ski alpin oui, avec sa forme la plus grave qui est la rupture de ligament croisé antérieur. En snowboard, on constate surtout des fractures du poignet et de l’avant-bras.

Quels conseils donner aux pratiquants ? La notion d’échauffement est primordiale. Il ne faut pas se jeter sur une piste noire à froid… Cela multiplie les risques. Par ailleurs, un séjour en altitude va entraîner des bouleversements physiologiques. Il peut donc être utile de se préparer en faisant de la gym, du travail foncier… Accordez aussi la plus grande importance aux fixations, qui déterminent la capacité d’un ski à déchausser !

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